Affichage des articles dont le libellé est Ridley Scott. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ridley Scott. Afficher tous les articles

samedi 26 septembre 2026

The Dog Stars de Ridley Scott (2026) - ★★★★★★★★☆☆

 


 

Âgé de quatre-vingt huit ans, Ridley Scott ne lâche décidément pas l'affaire et continue de tourner, encore et encore. Tandis que huit longs-métrages sont en préproduction et qu'il a signalé vouloir mettre un terme à la saga Alien en réalisant le dernier opus, suite et fin de Prometheus et Alien Covenant, il a réalisé cette année The Dog Stars d'après le roman La Constellation du chien de l'écrivain américain Peter Heller. Si la légitimité du cinéaste n'est plus à faire malgré les remous qui tournent autour de sa personne vis à vis de certains de ses propos concernant plusieurs volets de la franchises Alien ou concernant certains de ses choix artistiques, apprendre son retour sur grand écran est toujours (ou presque) une bonne nouvelle. Alors, lorsqu'il décide d'adapter le roman d'anticipation de Peter Heller dont le récit semble pour celui qui ne l'a pas lu se résumer à une énième histoire de pandémie et d'effondrement de la société, on peut se demander quel est l'intérêt de mettre en scène des personnages plongés dans un univers déshumanisé, où les ressources se font rares et ou se battre pour survivre est devenu essentiel... Pourtant, à la différence de certaines œuvres reposant sur le même concept, Ridley Scott s'attache à nous décrire le personnage de Hig (Jacob Elordi), veuf de sa défunte épouse morte de la maladie voilà plusieurs années qui contrairement à son seul ami Bangley (Josh Brolin) croit en l'humanité ou en tout cas en ce qu'il en reste puisque la quasi totalité de la population américaine a été décimée par une pandémie de grippe particulièrement virulente. Vivant dans une zone dégagée dont les limites sont surveillées de très près par Bangley, Hig est en outre accompagné de son chien Jasper qui l'accompagne en avion partout où il se rend. Et notamment une petite communauté mennonite conduite par son chef Aaron (Benedict Wong) ou encore dans une zone commerciale déserte où il a caché des vivres et des médicaments en cas de besoin. Car bien entendu, comme dans tout univers post-apocalyptico-dystopique, le monde The Dog Stars n'est pas à l'abri d'éventuels assauts menés par des bandes meurtrières plus ou moins organisées. Mais le véritable rêve de Hig est de se rendre en avion jusqu'à la petite ville de Grand Junction depuis qu'il a capté grâce à son poste de radio un message provenant de cette cité où il pense trouver d'autres humains auprès desquels reconstruire l'humanité. Bien décidé à s'y rendre après la mort de Jasper lors d'une attaque menée par un groupe de personnes extrêmement agressives, il rencontrera en chemin Cima (Margaret Qualley) et son père Pops (Guy Pearce) qui vivent seuls et isolés en pleine campagne...


The Dog Stars, mieux vaut se le mettre en tête, est le genre de long-métrage qui demande un peu de patience et de persévérance. Notamment durant les trente ou quarante premières minutes, plutôt lentes et servant de préambule à la suite des événements. Une manière de faire surtout connaissance avec Hig et Bangley dont les points de vue sont totalement opposés, de comprendre le contexte de l'histoire, ses dangers et les motivations qui animent les deux hommes. Le film décolle, est c'est un euphémisme, lorsque Hig monte à bord de son petit avion de tourisme et se retrouve dans la campagne, contraint d’atterrir dans une région déserte où ne vivent que Cima et son père. L'occasion de découvrir deux nouveaux personnages dont la présence sera fondamentale pour la suite des événements. L'un des plus grands attraits du nouveau film de Ridley Scott n'est pas tant l'univers décrit qui, par rapport à d'autres œuvres, ne déploie pas d'artifices spécialement grandioses en terme d'univers post-apocalyptique que la caractérisation des divers personnages principaux. Qu'il s'agisse de Hig, de Bengley ou du couple père/fille, l'écriture et la description de chacun d'entre eux les rend formidablement attachants. On conseillera d'ailleurs à celles et ceux qui viennent de découvrir le ''film-jumeau'' Heart of the Beast de David Ayer qui auraient apprécié l'aventure de Brad Pitt et du chien Uber de filer tout droit dans une salle projetant The Dog Stars. Ridley Scott a beau approcher les quatre-vingt dix printemps, le cinéaste n'a pas perdu de sa superbe en matière de réalisation et propose une œuvre profondément humaine même si nos héros seront parfois confrontés à des bandes de dégénérés tout droit sortis de Mad Max 2 : le défi du réalisateur et scénariste australien George Miller. Deux ou trois scènes particulièrement violentes et typiques de ce genre de contexte où la survie passe pour certains par le meurtre et le pillage. Une œuvre pourtant naturaliste qui s'écarte volontairement des blockbusters américains habituels, ne propose ni zombies, ni infectés mais une réflexion sur la solitude, sur la mort sur l'homme et sur l'espoir. Bref, une très bonne surprise...

 

lundi 31 août 2026

Alien : Covenant 2 de Ridley Scott (202?)

 


 

En intervenant parfois sous certains articles ça et là, consacrés à de grandes (et beaucoup trop longues) franchises cinématographiques, il m'arrive parfois de m'agacer devant des commentaires agressifs de la part de fan(atique)s qui ne souffrent d'aucune remarque négative. Comme si ces derniers détenaient les clés d'un univers spécifiques auquel n'est convié aucun supposé néophyte (dans le meilleur des cas) ou ignare (dans le pire) en matière d'idéologie, de mythologie ou d'historique... Pourtant, avec l'arrivée très prochaine, je l'espère, du derniers acte ''xénomorphique'' signé de Ridley Scott, je me suis vite rendu compte que j'étais probablement fait du même bois que ces gens là ! Car alors, comment expliquer mon agacement devant ces hordes de prétendus fans du premier Alien sorti à la toute fin des années soixante-dix, s'énervant, agressant une partie de l'auditoire s'émerveillant à l'idée de pouvoir prochainement découvrir la tardive conclusion d'une saga qui s'était, il est vrai, quelque peu égarée ? Si l'on ne tient pas compte des deux crossovers consécutivement signés d'un côté par Paul W.S. Anderson en 2004 (Alien vs. Predator) et de l'autre par Colin Strause et Greg Strause trois ans plus tard (Alien vs. Predator : Requiem), la saga est constituée de sept longs-métrages. Les quatre premiers, qui sont donc chronologiquement ''incarnés'' par Alien, le huitième passager en 1979, Aliens, le retour de James Cameron en 1986, Alien 3 de David Fincher en 1992 et Alien, la résurrection de Jean-Pierre Jeunet en 1997 s'inscrivent dans une chronologie à peu près stable et les seules remarques que nous pourrions faire s'agissant de certains d'entre eux concernent probablement l'angle pris par chacun de leur auteur. Vinrent ensuite Prometheus et Alien : Covenant de Ridley Scott. Juste retour des choses pour celui qui depuis l'œuvre séminale vit son bébé grandir entre les bras d'autres artistes il est vrai, plutôt talentueux. Si l'on évacue le plus récent de tous, le Alien : Romulus de Fede Alvarez qui en 2024 se complaisait dans un jeunisme totalement absurde, sans parler non plus de cette infâme série télévisée créée par Noah Hawley intitulée Alien : Earth et qui en une saison de huit épisodes fit plus de tort à la mythologie qu'elle ne lui apporta de bienfaits, le retour de Ridley Scott sur grand écran dans le rôle du Grand Maître d'œuvre devrait plutôt faire sourire les fans d'origine que de les pousser à considérer le peu d'intérêt d'un nouvel opus dans cette flamboyante saga de science-fiction horrifique. Qui, par exemple, pour critiquer l'approche de James Cameron qui remplaça l'incroyable ambiance et la tension inhumaine de Alien premier du nom par une aventure guerrière ? Personne ! Ou en tout cas, pas grand monde...


Si les qualités de Aliens, le retour sont indéniables et même plutôt nombreuses, on aurait pu lui reprocher d'avoir un tant soit peu éludé la question du suspens sous haute tension du long-métrage de Ridley Scott. Si je me souviens qu'à l'époque de Prometheus ma compagne et moi avions été quelque peu déçus par l'absence de réelle ambition de la part des scénaristes Damon Lindelof et Jon Spaihts qui avec leur script nous promettaient une aventure plongeant ses héros aux sources de l'Humanité, à la revoyure (qui fut depuis, multiple) le film est objectivement une très grande réussite. Empruntant en outre à l'univers de Alien certains codes puisqu'il semblait apparemment s'agir surtout d'une préquelle comme le démontrait notamment la présence des Ingénieurs et de leur immense vaisseau. Puis vint Alien : Covenant, dont la densité visuelle et sonore abattait là encore en toute objectivité, toute tentative de concurrence en matière de science-fiction horrifique. Impossible ou presque de citer un seul exemple comparatif en dehors du génialissime The Thing de John Carpenter, du tout aussi indispensable Invasion of the Body Snatchers de Philip Kaufman ou dans un genre beaucoup plus proche du thème qui nous intéresse ici avec le plutôt sympathique Life : origine inconnue de Daniel Espinosa qui sembla ouvertement être inspiré de l'œuvre de Ridley Scott et de ses consorts. Probablement qu'entre ceux qui suivent en toute subjectivité le mouvement de la ''détestation'' généralisée du second opus de ce qui bientôt deviendra une trilogie et ceux qui critiquent très sincèrement le film de Ridley Scott pour n'avoir pas toujours de logique chronologique ou mythologique, s'inscrivent celles et ceux qui apprécièrent ET Prometheus ET Alien : Covenant pour ce qu'ils sont : Deux ''putains'' de films de s-f horrifiques à gros budgets ! Parfois épiques, angoissants, gores, aventureux, jamais débilitants et dotés de l'inimitable patte artistique de leur auteur ! C'est d'autant plus fébrile que j'attends donc l'arrivée prochaine du dernier volet de la ''trilogie de préquelles'' initiée par Prometheus et poursuivie par Alien : Covenant. Évitons donc de cracher sur un produit dont on ne connait pour l'instant pas grand chose, si ce n'est même rien du tout. Tout ce que l'on peut dire c'est que face à un Alien : Romulus que Ridley Scott ne semble pas particulièrement porter dans son cœur, l'auteur de trois des opus de cette longue saga vieille de presque quarante ans va enfin pouvoir en reprendre les rênes...

 

LinkWithin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...