Étudiant à l'université
de la Southern California School of Cinematic Arts de
Los Angeles aux côtés de son ami John Carpenter avant
d'intégrer à ses côtés le groupe de rock The Coupe de Villes
(rien à voir avec celui formé
Francis Ford Coppola et plusieurs membres de sa famille), Nick
Castle a part la suite participé aux tournages de Dark Star
(il
y tient le rôle de l'alien), deHalloween (dans
lequel il incarne le rôle de Michael Myers) et de New-York
1997
dont il écrivit le scénario conjointement avec le cinéaste
américain. Il signe en 1982 son premier long-métrage, le thriller
Tag: The Assassination Game
avant de réaliser l'un de ses deux films les plus connus (avec
Dennis the Menace
en 1993), le bien nommé The Last Starfighter.
Réduit en France au simple titre de Starfighter,
le film met en scène Alex Rogan (Lance Guest). Un jeune adulte
vivant auprès de sa mère et de son petit frère dans un caravaning.
Une petite communauté de quelques dizaines d'habitants qui comptent
souvent sur lui pour remettre l'électricité, déboucher les éviers
et autres petits tracas de la vie quotidienne. Tandis que sa petite
amie Maggie (Catherine Mary Stewart) passe du bon temps avec leurs
camarades, Alex, lui, espère obtenir une bourse d'étude afin
d'intégrer une grande école. En attendant, il s'adonne
quotidiennement au jeu vidéo Starfighter
dont
il espère battre le record. Un Shoot'en
up,
genre très en vogue dans les bornes d'arcades à l'époque. Lorsque
vient le jour où Alex atteint le meilleur score, une voiture
débarque au caravaning avec à son bord un drôle d'individu
prénommé Centauri (Robert Preston) qui se prétend être le
concepteur du jeu vidéo. Alerté par le fait qu'Alex a battu tous
les records, Centauri l'invite à s'asseoir à ses côtés dans le
véhicule qui s'avère en réalité être un vaisseau spatial. Contre
toute attente et alors que les deux passagers font route sur un
chemin de campagne, la ''voiture'' s'envole et prend la direction de
Rylos, une planète lointaine située aux abords de la Frontière de
la Ligue Stellaire que menace de détruire Xur (Norman Snow), un
traître originaire lui-même de Rylos, ainsi que l'empire de Ko-Dan
avec lequel celui-ci collabore...
Aussi
invraisemblable que cela puisse paraître, l'on comprend rapidement
que le jeu Starfighter
n'était
en fait qu'un simulateur de vol créé afin de trouver sur Terre
celui qui irait rejoindre le groupe de Starfighters interplanétaires
prévu pour combattre l'ennemi. Sortant des contingences coutumières
qui veulent que les héros évoluent généralement dans de petites
villes américaines fort sympathiques, en attendant mieux, notre
héros vit donc auprès des siens dans un caravaning. Et si la
situation semble relativement précaire, ses habitants n'en sont pas
moins heureux... Passé ce constat, l'action se déroule sur deux
plans. Car si l'absence d'Alex risque de se faire rapidement
remarquer, le scénario de Jonathan R. Betuel résout le problème en
intégrant au récit un bêtadroïde. Réplique parfaite et donc
androïdale d'Alex qui va remplacer le jeune homme sur Terre.
Dynamisant ainsi le récit, Starfighter
situe donc son action non seulement dans l'espace mais également sur
notre planète, où l'attitude du Alex bêtadroïde va notamment
étonner sa petite amie Maggie qui n'est pas au courant du
subterfuge. Le script s'amuse d'ailleurs rapidement de principes
proprement ''humains'' comme celui des sentiments amoureux. Incapable
de comprendre le concept, le rapprochement entre la jeune femme et
l'androïde donnera lieu à quelques séquences savoureusement
drôles. Et tandis que ce dernier tentera de faire illusion sur
Terre, dans l'espace, Alex devra prendre son courage à deux mains et
se servir de ses compétences acquises en jouant sur la borne
d'arcade pour combattre et vaincre l'ennemi, aux côtés du très
attachant Grig (Dan O'Herlihy), une créature appartenant à une
espèce reptilienne. Alors que les séquences de batailles spatiales
ont toutes été conçues par la société d'animation assistée par
ordinateur Digital
Productions
(laquelle sera rachetée quatre ans après sa création par Omnibus
Computer Graphics)
qui la même année produira les effets-spéciaux visuels de 2010
: L'Année du premier contact de
Peter Hyams, les quelques rares créatures extraterrestres que l'on
aperçoit durant le récit ont notamment été créées par William
Tuttle, lequel travailla auparavant sur La
Machine à explorer le temps
de George Pal et sur La Planète des singes de
Franklin J. Schaffner. Si certains effets-spéciaux ont plus ou moins
bien vieilli, l'humour, lui, reste au contraire très efficace. L'on
regrettera surtout une bataille spatiale réduite à sa portion
congrue. Bien loin des fameuses ''Guerres de l’Étoile'' célébrées
dans la franchise Star Wars
ou chez les concurrents de Star Trek.
Mais au final, Starfighter
reste un vrai plaisir de cinéphage...
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