Science-fiction, horreur
et... comédie... Enfin, théoriquement concernant cette dernière
puisque toute tentative d'exhumer d'entre les lèvres du spectateur
avide de parodies, ce qui pourrait même s'apparenter à un succédané
ou un substitut de rire est voué à l'échec ! En conséquence,
l'on retiendra surtout ce qui tient de l'imaginaire, entre ce que
d'aucun peut de nos jours juger de crédible et qui fait passer
désormais cette science-fiction de pacotille pour un fait avéré et
cette horreur jugée comme telle par on ne sait quel distributeur du
film ou quel critique mal avisé alors même que le long-métrage
d'Andy Anderson n'en contient pas même une molécule ! Situé
en partie dans les locaux d'un établissement scolaire où enseigne
le professeur d'informatique Rex Hobson, (l'acteur John Davies),
Interface
suit les aventures de ce héros auquel reste accrochée une certaine
Amy Witherspoon (Lauren Lane) dont le mari Bobby (Michael Hendrix)
est mort dans de curieuses circonstances. Alors que la jeune femme
soupçonne d'emblée le professeur de son défunt époux d'être
responsable de sa mort, Rex Hobson décide de l'aider à faire toute
la lumière sur cette affaire qui avant le décès de Bobby
Witherspoon a déjà fait une victime parmi les prostituées de la
ville. L'enquête de John et d'Amy, en parallèle à celle menée
officiellement par la police, met à jour un réseau d'étudiants en
informatique œuvrant au travers d'un programme afin d'éradiquer
toute criminalité... Voilà un sujet intéressant. Voire même
passionnant, qui rejoint la longue liste des longs-métrages traitant
d'informatique, de robotique ou de logiciels malveillants comme
l'histoire du septième art ne cesse d'en voir apparaître au fil des
décennies. Le film d'Andy Anderson sort d'ailleurs à une époque où
le genre fait florès. On peut donc compter dans les rangs de la
science-fiction traitant de l'évolution de l'informatique le Looker
de Michael Crichton en 1981, WarGames
de John Badham en 1983, Electric Dreams
de Steve Barron en 1984 ou encore Weird Science
de John Hughes l'année suivante. Chacun d'entre eux traitant du
sujet à sa manière et souvent, sur un ton relativement léger...
Ce
que prône le film d'Andy Anderson, justement. Loin d'argumenter de
manière sérieuse sur le sujet, le scénario qu'il écrit alors aux
côtés de John Williamson, agrémenté de dialogues souvent
lourdingues dont la responsabilité en incombe à Anne Marie Biondo
et Steven Jay Hoey, fait plus souvent appel à la fantaisie qu'au
premier degré. Certains personnages secondaires en ajoutant dans la
caricature burlesque comme l'un des responsables de l'établissement
dans lequel travaille notre héros, sorte de Groucho Marx débilitant,
ou comme ce groupe d'étudiants tous planqués derrière de
grotesques masques constitués en partie d'éléments appartenant à
l'univers informatique et dotés de voix robotiques absolument
ridicules ! Difficile donc de prendre au sérieux cette histoire
de meurtre et de complot futuristico-humoristique dont le niveau
d'intelligibilité reste difficile à évaluer tant la mis en scène
d'Andy Anderson et le scénario s'avèrent brouillons. Entre comédie,
policier, science-fiction et thriller, le cinéaste s’emmêle les
pinceaux et ne sait jamais sur quel pied faire danser ses
protagonistes. Côté humour, on a droit au versant potache du
concept. C'est lourd, très lourd, pas drôle et réservé à un
public qui de nos jours ne jouissent que devant des comédies
adolescentes américaines très portées sur l'humour le plus salace
qui soit. Les autres n'auront même pas la chance de découvrir une
perle rare tournée à une époque que jalousent ceux qui n'étaient
pas nés ou qui n'étaient pas encore en âge de comprendre ce qu'ils
avaient devant les yeux tant Interface
est piteux dans tout ce qu'il représente à l'écran. Le mieux, pour
se replonger en cette époque révolue étant sans doute de se lancer
dans la projection des quelques œuvres citées plus haut que dans
celle de ce film tout à fait anecdotique et dont l'étrange visage
qui trône sur la jaquette pouvait pourtant à l'époque s'avérer
aussi intrigante qu'alléchante.
.png)
%20Interface%20(1985)%20-%20YouTube.png)
%20Interface%20(1985)%20-%20YouTube.png)
.png)
.png)
.png)
.png)

.png)
.png)


.png)
.png)
.png)