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vendredi 17 avril 2026

Morons from Outer Space de Mike Hodges (1985) - ★★★★☆☆☆☆☆☆

 


 

Auteur de thrillers, d'épisodes de séries télévisées ou de clips vidéos, le réalisateur et scénariste britannique Mike Jodges a commis en 1985 l'une de ces parodies dont les ZAZ (les frères David et Jerry Zucker et Jim Abrahams) se firent longtemps les spécialistes. Mais alors que de l'autre côté de l'Atlantique le trio de cinéastes rencontra le succès à travers des œuvres telles que Y a-t-il un pilote dans l'avion ?, Top secret ! ou bien la série des The Naked Gun avec Leslie Nielsen, Mike Hodges signa avec Morons from Outer Space un bousin franchement indigeste qui se trouve être à l'extrême opposé du cinéma comique hexagonal qui durant de nombreuses années bénéficia d'une très riche écriture. Ce qui manque ici cruellement. Parodiant le cinéma de science-fiction à travers une rencontre du troisième type parfaitement absurde, il faut être particulièrement attentif sur le fait que ce long-métrage qui chez nous est sorti sur grand écran le 28 août 1985 sous le titre Les débiles de l'espace est d'une bêtise sidérale et sidérante. Et puisque pour une fois la traduction est relativement proche de l'original, on ne va pas mégoter sur les superlatifs s'agissant de la crétinerie qui sert ici de fond de commerce à une œuvre qui ne raconte pas grand chose et semble être surtout l'occasion d'enchaîner des gags bien lourds et peu efficaces auprès de celui ou celle dont les exigences se tournent en général vers des dialogues fin, raffinés et surtout, très inspirés... De là à dire que Mike Jodges prend les spectateurs britanniques pour des cons, il n'y a qu'un pas. Vues les origines du long-métrage et d'une bonne partie des interprètes, c'est en fait avec les Monty Python que l'on devrait comparer cet O.F.N.C (pour Objet Filmique Non Consommable). Alors que la mythique troupe dont chaque élément œuvra en collaborant ou en travaillant en solo fut à l'origine de films devenus cultes, Mike Jodges met ici en scène un film poussif, mélangeant science-fiction, parodie, comédie (parfois musicale) pour un résultat qu'il est difficile chez nous de définir à sa juste valeur...


Sans doute trop sensibles sommes nous pour adhérer à la lourdeur des dialogues, à cette gestuelle et ce phrasé qui tentent de pallier au manque évident qui concerne la qualité des dialogues, ou à ce jeu perpétuellement outré qui désamorce même les séquences qui pourraient prétendre à un peu plus de sérieux comme lorsque Desmond Brock (Jimmy Nail) subit un interrogatoire musclé de la part du colonel Raymond Laribee (James B. Sikking) ou lorsque Bernard (Mel Smith), enfermé dans un asile, subit un traitement de choc non pas à l'aide d'électrochocs mais d'une musique abrutissante ! Mais que raconte donc Morons from Outer Space ? Et bien, l'histoire de quatre extraterrestres du nom de Sandra Brock (Joanne Pearce), de son époux Desmond, de Julain Tope (Paul Bown) et donc de Bernard, séparés lors du crash de leur vaisseau spatial. Interceptés par l'armée qui les dirige immédiatement vers un centre gouvernemental secret par le colonel Raymond Laribee, les trois premiers vont être séparés du quatrième qui de son côté sera enfermé dans un hôpital psychiatrique. Relativement flemmards, le scénario et la mise en scène ne s'embarrassent pas de la moindre originalité concernant nos quatre extraterrestres. Car en dehors de leur débilité qui, il est vrai, s'avère hors du commun, qu'il s'agisse de leur nom ou de leur tenue vestimentaire, rien ne les distingue de n'importe quel homme ou femme habitant sur notre planète. Parlant (chez nous) un français très intelligible et dénué de tout accent qui permettrait d'imaginer qu'en effet, ces quatre là viennent de très loin dans l'espace, le film enchaîne sans discontinuer les gags à deux balles ! Enfonçant bien profondément dans le crâne du spectateur que ces visiteurs de pacotille n'ont rien dans le ciboulot. Une déficience mentale qu'ils partagent d'ailleurs avec la plupart des humains qu'ils auront eu l'occasion de croiser durant cette aventure qui fort heureusement n'excède les quatre-vingt dix minutes que de très peu... Bref, à moins d'avoir le mental d'un adolescent attardé ou d'être féru de ce genre d'humour de très bas étage, Morons from Outer Space demeure une inconvenance pour quiconque fait preuve d'un minimum de goût en matière de comédie, même potache !

 

lundi 6 avril 2026

Ribā, Nagarenaide yo de Junta Yamaguchi (2023) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Trois ans après la vertigineuse boucle temporelle de Dorosute no Hate de Bokura (Beyond the Infinite Two Minutes), le réalisateur japonais Junta Yamaguchi reprend le concept tout en changeant certains principes. Tandis que Mondays: Kono Taimu Rûpu, Jôshi ni Kizukasenai to Owaranai de son compatriote Ryo Takebayashi sortait la même année en mettant en scène des employés de bureau confrontés à une boucle temporelle s'étalant sur une semaine entière, Junta Yamaguchi réduit la durée à deux minutes. Ribā, Nagarenaide yo (ou En boucle chez nous) s'inscrit donc dans la même temporalité que son prédécesseur qui par contre démultipliait le concept à travers la présence d'un poste de télévision qui diffusait des images provenant d'un futur très proche puisque n'étant séparé du présent que de deux minutes. Si le concept de boucle temporelle n'est pas très récent, le scénariste Makoto Ueda a su avec Dorosute no Hate de Bokura apporter sa touche personnelle en imaginant les conséquences que pourraient avoir la présence de plusieurs postes de télévision diffusant chacun des images du futur toutes décalées de deux minutes. Laissant ainsi le spectateur et les personnages imaginer les conséquences d'une telle addition de décalages temporels... Concernant, Dorosute no Hate de Bokura, Junta Yamaguchi a une nouvelle fois laissé à Makoto Ueda le soin d'imaginer un autre type de boucle temporelle qui éviterait de reprendre très exactement la même idée que l’œuvre précédente tout en traitant du même sujet. Si Ribā, Nagarenaide yo se déroule dans un contexte peu ou prou similaire, un restaurant pour le premier, une auberge traditionnelle pour le second, le phénomène va s'avérer d'un tout autre ordre puisque situé à Kibune, un secteur de l'arrondissement de Sakyō-ku situé dans la ville de Kyoto, l'auberge où se déroule l'action sera le théâtre d'événements extraordinaires auxquels ni les propriétaires de l'établissement, ni les clients n'auront été préparés. Tout commence alors que l'employée Mikoto (Riko Fujitani) prend une pause au pied de la rivière qui borde la bâtisse. Retrouvant ensuite le maître d'hôtel (Munenori Nagano) avec lequel elle est chargée de nettoyer les chambres, un retour en arrière de deux minutes dans le temps s'opère et Mikoto se retrouve à nouveau devant la rivière à l'endroit exact où elle avait précédemment pris sa pause.


Reprenant le chemin des chambres et rencontrant une nouvelle fois le maître d'hôtel, la jeune femme et ce dernier se rendent rapidement compte que quelque chose cloche. L'un et l'autre sont tout d'abord persuadés d'être les témoins du fameux ''déjà-vu'' qui implique un ''bug'' dans la matrice et persuade ceux qui en sont les victimes d'avoir déjà vécu le même événement. Mais lorsque une nouvelle fois Mikoto et tous les protagonistes du récit se retrouvent de retour deux minutes dans le passé, les choses s'enclenchent véritablement. Si Ribā, Nagarenaide yo s'avère particulier en comparaison de la concurrence en matière de Boucles Temporelles, c'est parce que les personnages ont immédiatement conscience de ce qui leur arrive. Mieux : ils gardent en mémoire ce qu'il ont vécu les deux minutes précédentes. Celles-là même qui voudraient qu'ils vivent inlassablement les mêmes péripéties. Mais tout autant que le scénariste, lequel est donc à l'origine du phénomène, la plupart des personnages accusent facilement le coup en profitant de l'opportunité qui leur est offerte de jouir de cet incessant ''reboot'' pour s'y adapter et ainsi régler certains problèmes directement liés à leur fonction au sein de l'établissement... Tout comme les clients, d'ailleurs. Comme ce ''couple'' (interprété par Masashi Suwa et Gōta Ishida), condamné à manger le même plat de riz. Ou cet autre, Sugiyama (Haruki Nakagawa), qui durant l'événement prenait un bain et se retrouve malgré lui enfermé dans une boucle qui le contraint à rester ''éternellement'' enfermé dans un sauna. Le cadre de Ribā, Nagarenaide yo représente à plus ou moins grande échelle le rêve de quiconque voudrait vivre éternellement, en revivant chaque fois le même instant sans être empêché de faire évoluer les événements. Mais tout en permettant aux personnages de ''continuer à vivre leur vie'', le scénariste et le réalisateur leur imposent malgré tout quelques savoureuses contraintes. Au final, Ribā, Nagarenaide yo n'est peut-être pas aussi ''fou'' que Dorosute no Hate de Bokura mais les amateurs de science-fiction et de boucles temporelles en particulier seront ravis de se replonger une fois encore dans ce genre de récit...

 

jeudi 2 avril 2026

The Curious Female de Paul Rapp (1969) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Nous sommes en 2427 et tandis que l'humanité est désormais régie par un superordinateur, les mœurs ont depuis longtemps été radicalement transformées et sont maintenant conduites par cet alter ego du Big Brother de George Orwell. Resté longtemps assistant de direction et réalisateur de seconde équipe, Paul Rapp (lequel n'a bien évidemment aucun lien de parenté avec le regretté Bernard Rapp aujourd'hui disparu depuis presque vingt ans) n'aura signé que deux longs-métrages sous son seul nom. Celui que l'on va donc évoquer ici et qui à vu le jours à la toute fin des années soixante ainsi que le documentaire sportif Go for it qui sortira sept ans plus tard... Derrière le très énigmatique titre The Curious Female, le cinéaste américain se retranche derrière son propre script qui parfois semble avoir été écrit sous l'influence d'opiacées tant le film se joue de la libération sexuelle et son fameux slogan ''Faites l'amour, pas la guerre'' né dans le contexte de la guerre du Vietnam et notamment associé aux mouvements pacifistes... Dans un monde où l'hygiène sexuelle a ses codes et ses réserves, un couple a choisi de braver les interdits en projetant de vieilles bobines de films censurés qui à notre époque relataient la sexualité dans sa forme la plus débridée. En réalité, rien de comparable avec les orgies auxquelles s'adonnent dans ce futur dystopique les spectateurs venus découvrir comment leurs plus vieux ancêtres envisageaient leur sexualité. Hommes et femmes s’entrelacent dans un bain de chairs qui rappellent peu ou prou le mythe des orgies romaines sans toutefois repousser les limites de l'indécence que connu la version hard du classique du péplum érotico-pornographique réalisé en 1979 par le cinéaste italien Tinto Brass, Caligula. En effet, dix ans avant ce véritable choc cinématographique alliant les scènes de sexe les plus crues à de spectaculaires mises en scène de la souffrance, The Curious Female paraît désormais bien timide même si la nudité y demeure l'un des sujets essentiels de cette œuvre que l'on évoquera sous le terme de comédie de science-fiction érotico-psychédélique... Au-delà de son évidente légèreté, son auteur aime se jouer du caractère parfois ambigu de certaines relations et d'attitudes vis à vis de son prochain du sexe opposé qui aujourd'hui ne devrait logiquement plus avoir court. Tout en ayant à contrario le culot de juger certains actes en les glorifiant à travers cette recherche de l'interdit traduit par un monde qui réprouve toute forme d'excès...


Bref, on se touche, s'embrasse et se fait l'amour sans complexes et à l'abri du regard du superordinateur temporairement déconnecté pour ressentir des sensations appartenant au passé et qui pour Susan (interprétée par la délicieuse Angélique Pettyjohn qui la même année joua dans Le Médecin dément de l'île de sang de Gerardo de Leon) restaient jusque là insoupçonnables. Dans des décors kitschissimes propres aux années soixante et aux productions à petit budget, The Curious Female démarre donc comme un long-métrage de science-fiction mêlant mobilier futuriste et costumes de la Rome Antique avant de faire un bond à travers le passé lors de la projection d'un vieux long-métrage mettant en scène trois jeunes femmes vierges (la virginité étant au centre du débat). Alors qu'en 2427, les adolescentes âgées de 13 ans seulement sont systématiquement envoyées se faire dépuceler par des hommes beaucoup plus âgés qu'elles, interdisant ainsi à ces dernières de concevoir ce qu'est réellement le concept de virginité, le film qui leur est projeté montre qu'à une certaine époque, celles-ci avaient le pouvoir de maîtriser leur corps. Un concept qui là encore semble avoir disparu dans le futur... Si The Curious Female traite effectivement de la virginité, il s'essaie également au sujet du viol (parfois incestueux), de la prostitution (les trois jeunes femmes en question étant ''reliées'' à une entreprise qui octroie à de libidineux personnages masculins le droit de cuissage moyennant finances), de ''l'interracialité'' ou de l'homosexualité. Ces deux derniers connaissant une évolution en fin de décennie alors qu'ils étaient jusque là stigmatisés et moralement considérés comme tabous ! Sur un sujet qui donc s'avère particulièrement fort, The Curious Female n'en est pas moins un long-métrage relativement décevant. Du moins, de nos jours puisque prises avec légèreté, la plupart des séquences n'impactent que très peu la conscience du spectateur qui voit davantage en cet Objet Filmique Non Identifié, une blague de potache sexy (sexiste?) où la Femme n'est que l'objet de l'obsession de l'Homme. Une œuvre qui s'inscrit donc bien dans la comédie et moins dans le drame social...

 

jeudi 26 mars 2026

Parallel d'Isaac Ezban (2018) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Avec ses allures de très long épisode de la série de science-fiction Au-delà du réel : l'aventure continue, l'antépénultième long-métrage réalisé en solo par le cinéaste mexicain Isaac Ezban fait tout d'abord peur à voir. Mais pas pour les mêmes raisons que la plupart de ses travaux qui s'inscrivent généralement dans le cinéma d'horreur mais parce que justement et en comparaison de la série évoquée ci-dessus, le concept laisse envisager une science-fiction programmée à partir d'un script, d'une mise en scène et d'une interprétation apparemment très en deçà de ce que l'on est en droit d'attendre. Et pourtant, après un démarrage laborieux, l'ambitieux scénario de Scott Blaszak est tel qu'Isaac Ezban nous livre sans doute ici l'un de ses meilleurs films. Changeant ainsi de braquet pour nous raconter l'histoire de quatre amis dont deux d'entre eux vont tout d'abord présenter un projet en commun d'application à de potentiels investisseurs qui leur apprendront qu'un concurrent (Chad Krowchuck dans le rôle de Seth) leur a coupé l'herbe sous le pied puisque celui-ci s'apprête déjà à présenter son propre modèle. Pressés par le temps puisqu'ils n'ont que quelques jours pour présenter le leur, Devin, Noël, Josh et leur partenaire féminine Leena sont désemparés. Autant dire que l'investissement sur lequel ils comptaient risque de leur passer sous le nez. Mais c'était sans compter sur une serveuse et amie prénommée Carmen (Alyssa Diaz) qui leur apprend qu'ils se sont installés tous les quatre dans une demeure réputée hantée et dont l'ancienne propriétaire a mystérieusement disparu. À la lumière de cette nouvelle, les quatre amis inspectent la demeure et découvrent très vite qu'au grenier trône un miroir très spécial. En effet, selon son inclinaison, il devient possible d'y pénétrer et de se retrouver dans un monde en tout point ou presque similaire à celui de nos quatre protagonistes... Dans le cas de Parallel, il s'agit moins pour Isaac Ezban d'introduire le récit dans le concept des boucles ou des voyages temporaux que dans celui des multivers. Un peu à la sauce de la géniallissime série télévisée de science-fiction Sliders : les mondes parallèles dans laquelle les quatre héros voyageaient d'univers en univers dans l'espoir de retrouver le leur... Si l'on n'ira pas jusqu'à dire que Parallel vaut largement la série créée en 1994 par Tracy Tormé et Robert K. Weiss, le long-métrage du mexicain vaut malgré tout son pesant d'or...


Surtout lorsque le cinéaste s'amuse à décrire les ambitions des uns et des autres ainsi que les différentes possibilités qui s'offrent à ces quatre protagonistes plutôt bien campés par Aml Ameen, Martin Wallström, Mark O'Brien et Georgina King. Jouant notamment avec le temps puisqu'un voyage ''derrière le miroir'' de quinze minutes équivaut à cinq secondes dans le monde de Devin, Noël, Josh et Leena, l'on devine déjà quelles ambitions vont être mises en œuvres dès la découverte par nos quatre héros de ce curieux phénomène ! Ensuite, ils découvrent qu'en voyageant dans divers mondes semblables au leur, certains événements propres à leur existence connaissent quelques divergences. C'est ainsi que Leena, laquelle ambitionne par exemple de faire carrière dans la peinture découvre que l'un de ses ''doubles'' est quant à elle devenue célèbre dans cette discipline. De son côté, le très ambitieux Devin va s'employer à dérober lors des voyages qu'il entreprendra, des concepts pour les rapporter et ainsi gagner beaucoup d'argent. Concernant Noel et Josh, le développement de ces deux personnages s'avérera nettement plus intéressant puisque le premier, dont le père s'est suicidé alors qu'il a été envoyé en prison pour escroquerie, va tenter de le retrouver dans un monde où celui-ci est toujours bien vivant. Quant à Josh, là encore, le script de Scott Blaszak s'enrichit d'un concept relativement remarquable puisque tué par un mari trompé par sa femme dans l'un des mondes visités par le jeune homme sera remplacé par l'un de ses doubles sans que ce dernier ne se doute qu'il ne vit plus dans le sien mais dans celui de nos héros. Et comme décrit plus haut, sachant que certains détails diffèrent d'un monde à l'autre, les conséquences psychologiques sur l'état de santé mentale de Josh seront dévastatrices... En développant plusieurs idées autour non pas d'un seul protagoniste mais bien des quatre mais également autour de leurs implications personnelles et communes, le réalisateur mexicain développe toute une série de concepts tournant autour de l'espace et du temps, créant ainsi chez ses quatre principaux personnages toute une série de dérèglements qui vont tout droit les mener au chaos. Probablement doté d'un budget réduit, Parallel offre ainsi pourtant une aventure riche d'événements, relativement brillants s'agissant de l'interconnexion entre les divers personnages et jamais ennuyeux du fait que le récit soit sans cesse relancé. Les craintes initiales étant ainsi réduites à néant pour le plaisir du spectateur...

 

lundi 23 mars 2026

The Well de Hubert Davis (2025) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Ça se bouscule du côté de la science-fiction dystopico-post-apocalyptique. Un peu comme lors du Black Friday, à l'entrée des magasins, lorsque les gens se piétinent, qui pour un téléviseur, qui pour un aspirateur dernier cri, qui pour une machine à laver ! De beaux exemples d'une humanité qui oublie dans ces cas là, tout discernement... Maintenant, s'agissant du thème qui nous intéresse ici, l'on est face à un objet filmique facilement identifiable et qui prend tout son temps. Non pas sur une durée étirant le récit sur deux ou trois heures mais juste sur ce qu'il faut de temps pour le réalisateur Hubert Davis et les scénaristes Michael Capellupo et Kathleen Hepburn de développer un script qui, s'il ne révolutionne pas le genre, profite malgré tout du sens inné de ses auteurs lorsqu'il s'agit pour eux de décrire un monde dans lequel l'humanité tente de survivre après un drame écologique d'ordre mondial. Dans le genre, l'on aura eu droit à tout. À commencer par diverses invasions. Celles d'infectés et de zombies mais aussi celles de tout un tas de créatures. Puis interviennent des éléments naturels contre lesquels l'Homme ne peut rien faire. Chute de météorites, tremblements de terre, éruptions volcaniques, Tsunamis, notre Terre Mère est parfois bien revancharde lorsqu'il s'agit de nous faire payer nos excès. Et puis, demeure l'une des sources de vie primordiales : l'eau ! Cet élément essentiel sans lequel aucune vie ne serait possible sur notre planète et qui dans le cas de The Well (en français, Le puits) est contaminée en dehors de quelques rares exceptions... Le long-métrage de Hubert Davis met tout d'abord en scène les personnages d'Elisha Devine (Joanne Boland), son époux Paul (Arnold Pinnock) ainsi que leur fille Sarah (Shailyn Pierre-Dixon). Une famille isolée du monde extérieur et qui jusqu'à maintenant a réussi à survivre grâce à un puits dont l'eau est demeurée potable. Malheureusement, le purificateur permettant de la filtrer est désormais endommagé et les réserves de la famille commencent à s'épuiser. C'est alors qu'arrive dans les parages, Jamie (Idrissa Sanogo), lequel prétend être le neveu de Paul. Relativement soupçonneuse, Elisha accueille la nouvelle avec prudence. Isolé dans une ''cage'' le temps de s'assurer qu'il n'est pas atteint de la maladie liée à l'eau contaminée qui à jusqu'à maintenant décimé une importante partie de l'humanité, le jeune garçon est finalement accepté au sein de la famille. Prétextant pouvoir remplacer le filtre du purificateur dans le camp où il était précédemment installé, Jamie s'en empare et décide de prendre la route sans en référer à son oncle mais en étant suivi par sa cousine Sarah...


Armée d'un fusil, l'adolescente arrive en compagnie de Jamie dans un minuscule camp régenté par une certaine Gabriel (Sheila McCarthy que l'on a pu notamment découvrir dans 58 minutes pour vivre de Renny Harlin en 1990 ou Le jour d'après de Roland Emmerich en 2004)... Rien que de très banal en apparence pour ce long-métrage qui réunit tous les éléments du film de science-fiction post-apocalytique. Jusqu'à même mettre en scène un antagoniste à la forte personnalité et justement incarné par cette femme d'âge mûr sans doute beaucoup trop souriante et bienveillante pour n'être que la vieille femme que tout le monde rêve de côtoyer dans ce genre de récit. Sans avoir le profil du gourou derrière lequel se cache une poignée de survivants qui comptent tous sur elle pour se maintenir en vie, Gabriel porte pourtant sur elle tous les stigmates de celui ou celle que l'on craint de rencontrer... The Well distille son comptant de séquences fortes, abordées sur un rythme lent, qui laisse une place importante à la caractérisation des personnages. Permettant ainsi au spectateur de se reconnaître dans l'un ou l'autre des personnages parmi lesquels nous ajouterons notamment la jeune Milly (Noah Lamanna, notamment découverte dans les séries Star Trek: Strange New Worlds et The Last of Us) ou bien Wanda (Natasha Mumba), cette jeune mère d'un bébé qui éprouve de grandes difficultés à le nourrir par le sein tant le manque d'eau se fait pesant... Ici, la lenteur du récit n'est pas directement liée à l'ennui. Bien au contraire, plutôt que d'abreuver les spectateurs de séquences chocs même si à une ou deux occasions le réalisateur ne se gêne pas pour en produire, The Well est doté d'une ambiance lourde, anxiogène, le script de Michael Capellupo et Kathleen Hepburn intégrant merveilleusement bien le contexte familial des Devine qui outre leur tentative de survivre dans un monde parfois hostile a vécu un drame dont ils ne se sont jamais vraiment remis. Mise en scène et interprétation sobres. Tout comme les décors et l'absence d'effets-spéciaux déterminent un futur proche réaliste. S'il y a peu de chance que The Well fasse des vagues en comparaison des blockbusters américains, cette production canadienne que l'on devine dotée d'un budget restreint est en fait une excellente surprise. Et si le sujet n'est évidemment pas novateur, l'on peut compter sur un traitement soignée de l'œuvre pour passer un très bon moment...

 

samedi 21 mars 2026

The Infinite Husk d'Aaron Silverstein (2026) - ★★★★☆☆☆☆☆☆

 


 

Pour son premier long-métrage, le réalisateur et scénariste américain originaire de Los Angeles Aaron Silverstein signe une œuvre de science-fiction ambitieuse. Un film que l'on pourrait d'emblée croire aussi riche que l'extraordinaire The Man from Earth que réalisa Richard Schenkman en 2007 mais qui peut s'envisager davantage comme le croisement entre The Hidden (1987) de Jack Sholder et Under the Skin de Jonathan Glazer (2013). Pourtant, si l'on se penche sur la réalisation, l'écriture des dialogues ou l'interprétation, The Infinite Husk n'est qu'une pâle copie de ces trois brillants exemples s'inscrivant dans divers courants atypiques de la science-fiction. S'inspirant du dix-neuvième épisode de la troisième saison de la série originale Star Trek, Requiem for Methuselah dans lequel le Capitaine James T. Kirk ainsi que Spock et le Docteur McCoy rencontraient un homme affirmant avoir rencontré de grandes personnalités, The Man from Earth fut d'une portée philosophique telle que ceux qui découvrirent cet authentique chef-d’œuvre de la science-fiction ne s'en sont pas encore remis. Concernant The Hidden, ce classique indémodable qui fait sans doute partie du top vingt ou trente des meilleures productions du genre à avoir vu le jour dans les années quatre-vingt, l'on est par contre face à une œuvre d'un tout autre genre. Mélange de science-fiction et de cinéma d'action, son Grand Prix obtenu lors du Festival international du film fantastique d'Avoriaz ayant eu lieu en 1988 n'est sans doute pas dû au hasard puisque le film allie les deux genres avec un certain brio tout en ayant une approche particulièrement sensible du récit à travers un duo d'interprètes/personnages qui se révéleront au final très attachants. Quant à Under the Skin, même si prétendre qu'il entretient un rapport avec The Infinite Husk alors même que les deux longs-métrages n'ont scénaristiquement rien de comparable, l'étrangeté de l'un et de l'autre ainsi que le rapport ténu qu'ils entretiennent avec le sous-genre de la science-fiction connu sous le nom de ''Body-Snatching'' (auquel appartient d'ailleurs The Hidden ainsi que bon nombre d'autres longs-métrages) font que l'incarnation ici de l'actrice nigériane Peace Ikediuba ne souffre d'aucune comparaison avec celle de l'américano-danoise Scarlett Johansson !


L'on pourrait bien entendu arguer que Under the Skin est assez ''flemmard'' d'un point de vue de l'écriture mais l'envoûtement qui succède aux pérégrinations de Laura lorsque celle-ci attire notamment des inconnus dans une sorte de fluide très opaque reste très marquant... Tandis que le long-métrage d'Aaron Silverstein a officiellement vu le jour sur grand écran aux États-Unis le 6 février dernier, un mois auparavant a débuté dès le 15 janvier sur la plateforme Paramount+ la première saison de la série Star Trek : Starfleet Academy dans laquelle l'on pouvait faire la connaissance d'un certain nombre de nouveaux personnages de cette immense franchise fêtant cette année ses soixante-ans. Et parmi eux, la''Photonic'' SAM (pour Série Acclimatation Mil), une forme de vie consciente mais non corporelle établie à partir de particules de lumière et d'énergie. Si la comparaison entre cette dernière et Vel, l'humaine dont a pris possession l'entité extraterrestre incarnée à l'écran par Peace Ikediuba, est relativement délicate à produire, étonnamment, l'un et l'autre des personnages entretiennent là encore une curieuse relation. SAM comme Vel sont contraintes de rendre des comptes à des ''êtres bien plus grands qu'elles'' en accomplissant des missions très proches les unes des autres... Arrivée sur notre planète en prenant possession d'un corps fraîchement décédé, Ev a été envoyée afin de récolter des informations concernant l'un de ses semblables. Étudiant l'Humanité, la jeune femme découvre rapidement (et notamment) les traits de caractère qui séparent son espèce de celle qu'elle et un certain Mauro (Circus-Szalewski) ont investi... et blablabla... et blablabla... Beaucoup de paroles ici, pour pas grand chose. Transformant ce qui devait être à l'origine une œuvre de science-fiction ambitieuse en un charabia indigeste à peine audible, mou comme un flanc fraîchement sorti du four, piteusement écrit et au final, très ennuyeux...

 

jeudi 12 mars 2026

Interface d'Andy Anderson (1985) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Science-fiction, horreur et... comédie... Enfin, théoriquement concernant cette dernière puisque toute tentative d'exhumer d'entre les lèvres du spectateur avide de parodies, ce qui pourrait même s'apparenter à un succédané ou un substitut de rire est voué à l'échec ! En conséquence, l'on retiendra surtout ce qui tient de l'imaginaire, entre ce que d'aucun peut de nos jours juger de crédible et qui fait passer désormais cette science-fiction de pacotille pour un fait avéré et cette horreur jugée comme telle par on ne sait quel distributeur du film ou quel critique mal avisé alors même que le long-métrage d'Andy Anderson n'en contient pas même une molécule ! Situé en partie dans les locaux d'un établissement scolaire où enseigne le professeur d'informatique Rex Hobson, (l'acteur John Davies), Interface suit les aventures de ce héros auquel reste accrochée une certaine Amy Witherspoon (Lauren Lane) dont le mari Bobby (Michael Hendrix) est mort dans de curieuses circonstances. Alors que la jeune femme soupçonne d'emblée le professeur de son défunt époux d'être responsable de sa mort, Rex Hobson décide de l'aider à faire toute la lumière sur cette affaire qui avant le décès de Bobby Witherspoon a déjà fait une victime parmi les prostituées de la ville. L'enquête de John et d'Amy, en parallèle à celle menée officiellement par la police, met à jour un réseau d'étudiants en informatique œuvrant au travers d'un programme afin d'éradiquer toute criminalité... Voilà un sujet intéressant. Voire même passionnant, qui rejoint la longue liste des longs-métrages traitant d'informatique, de robotique ou de logiciels malveillants comme l'histoire du septième art ne cesse d'en voir apparaître au fil des décennies. Le film d'Andy Anderson sort d'ailleurs à une époque où le genre fait florès. On peut donc compter dans les rangs de la science-fiction traitant de l'évolution de l'informatique le Looker de Michael Crichton en 1981, WarGames de John Badham en 1983, Electric Dreams de Steve Barron en 1984 ou encore Weird Science de John Hughes l'année suivante. Chacun d'entre eux traitant du sujet à sa manière et souvent, sur un ton relativement léger...


Ce que prône le film d'Andy Anderson, justement. Loin d'argumenter de manière sérieuse sur le sujet, le scénario qu'il écrit alors aux côtés de John Williamson, agrémenté de dialogues souvent lourdingues dont la responsabilité en incombe à Anne Marie Biondo et Steven Jay Hoey, fait plus souvent appel à la fantaisie qu'au premier degré. Certains personnages secondaires en ajoutant dans la caricature burlesque comme l'un des responsables de l'établissement dans lequel travaille notre héros, sorte de Groucho Marx débilitant, ou comme ce groupe d'étudiants tous planqués derrière de grotesques masques constitués en partie d'éléments appartenant à l'univers informatique et dotés de voix robotiques absolument ridicules ! Difficile donc de prendre au sérieux cette histoire de meurtre et de complot futuristico-humoristique dont le niveau d'intelligibilité reste difficile à évaluer tant la mis en scène d'Andy Anderson et le scénario s'avèrent brouillons. Entre comédie, policier, science-fiction et thriller, le cinéaste s’emmêle les pinceaux et ne sait jamais sur quel pied faire danser ses protagonistes. Côté humour, on a droit au versant potache du concept. C'est lourd, très lourd, pas drôle et réservé à un public qui de nos jours ne jouissent que devant des comédies adolescentes américaines très portées sur l'humour le plus salace qui soit. Les autres n'auront même pas la chance de découvrir une perle rare tournée à une époque que jalousent ceux qui n'étaient pas nés ou qui n'étaient pas encore en âge de comprendre ce qu'ils avaient devant les yeux tant Interface est piteux dans tout ce qu'il représente à l'écran. Le mieux, pour se replonger en cette époque révolue étant sans doute de se lancer dans la projection des quelques œuvres citées plus haut que dans celle de ce film tout à fait anecdotique et dont l'étrange visage qui trône sur la jaquette pouvait pourtant à l'époque s'avérer aussi intrigante qu'alléchante.

 

mercredi 11 mars 2026

L'Umanoide d'Aldo Lado (1979) - ★★★★☆☆☆☆☆☆

 


 

Ahhhhhhh l'Italie.... Pays de la Pizza Napolitaine, de la Pasta Carbonara, du Tiramitsu ou de l'Osso Buco. Mais aussi, pays du plagiat, qui dans les années soixante-dix et quatre-vingt pilla quelques sommités en matière de science-fiction. Au hasard, Star Wars de George Lucas, New-York 1997 de John Carpenter ou les films de George Romero... Des dizaines de longs-métrages tournés sans complexes et souvent avec très peu de moyens. Et parmi eux, un certain L'Umanoide du réalisateur et scénariste italien Aldo Lado, cinéaste prolifique qui avec cette œuvre de science-fiction tout de même dotée d'un confortable budget de sept millions de dollars pour l'époque signa un film très représentatif chez nos amis de la Botte de ce courant très particulier qui donna naissance à d'innombrables nanars... Et à ce titre, L'Umanoide en est l'un des plus remarquables représentants. Pas l'un des plus frais, des plus éminent en matière d'effets-spéciaux, de mise en scène ou d'interprétation, mais tout de même, le film d'Aldo Lado, ici planqué sous le pseudonyme ''américanisant'' George B. Lewis, est l'une de ces petites purges qui font sensations lors des colloques entre fans du genre, réunis pour un soir autour d'une pizza, d'une bière et parfois d'un bon joint ! Les références sont ici très claires. À commencer par Star Wars, justement. Auquel pas mal d'éléments se réfèrent mais surtout le personnage de Lord Graal, incarné par l'acteur Ivan Rassimov, et qui dans le cas présent est une version appauvrie du célèbre Dark Vador interprété dès 1977 et jusqu'en 1983 par David Prowse dans les épisodes quatre, cinq et six de la mythique saga de science-fiction... Même look, entièrement vêtu de noir et d'un casque qui dans le cas de Lord Graal ne cache pas tout à fait le visage de son interprète. Antagoniste du récit ayant pour projet de dominer la Terre désormais connue sous le nom de Métropolis avec l'aide de Lady Agatha (Barbara Bach). De nos jours, la paix sur la planète est maintenue grâce à l'héritière du Gouvernement Galactique, Barbara Gibson (Corinne Cléry), jeune beauté que l'on comparera cette fois-ci à la Princesse Leia Organa qui dans Star Wars fut incarnée à l'époque par Carrie Fisher. Aidé en outre dans ses sombres projets, Lord Graal peut compter sur le Docteur Kraspin (Arthur Kennedy), un savant fou qui a mit au point une formule capable de transformer n'importe quel humain en véritable machine de guerre indestructible.


Bref, l'humanoïde du titre, interprété par l'acteur américain Richard Kiel, célèbre pour avoir joué le rôle de Requin, l'antagoniste aux mâchoires d'acier dans les James Bond L'espion qui m'aimait et Moonraker. Ici, l'aspect du personnage n'est pas définitif puisque après avoir incarné un humain somme toute sympathique accompagné d'un chien-robot, il se transformera en un humanoïde impitoyable avant de ''retrouver la raison'' grâce à un gamin d'à peine dix ans (Marco Yeh dans le rôle de Tom Tom). Notons au passage que le chien-robot est une seconde référence évidente au R2-D2 de Star Wars et peut-être même au robot Sidéro qui dans la série télévisée japonaise de science-fiction San Ku Kai accompagnait les héros et était doublé par l'acteur français Gérard Hernandez. Quant à Golob, le pilote de vaisseau transformé en humanoïde afin d'accomplir les sombres desseins de Lord Graal, derrière son gigantisme, sa manière gauche de se déplacer et ses grognements qui font office de langage, il ressemble à un croisement entre la créature de Frankenstein et le T-800 à venir de James Cameron... Laid, difforme et décérébré comme le premier, indestructible et déterminé comme le second ! L'un des attraits principaux du long-métrage, outre la présence de deux ou trois acteurs/actrices connu(e)s est celle d'Aldo Lado lui-même puisqu'auteur de quelques gialli pas trop dégueulasses qui verse pourtant ici dans une certaine forme d'indigence artistique qui crame la rétine, brûle le cerveau, engourdi les neurones et pousse l'oratoire à aller consulter son ophtalmologiste après avoir perdu quelques dixième devant ce spectacle navrant, aux décors de planches de théâtre tout sauf réalistes, aux effets visuels cheap, aux costumes achetés chez un ancêtre du créateur de la plateforme Temu (le casque brillant et le costume terne de Lord Graal n'étant notamment pas en accord l'un avec l'autre). À vrai dire, on peut se demander si cette guerre pour la possession du pouvoir est réellement un nanar puisque le plaisir de suivre les aventures de nos héros est aussi vif et plaisant qu'une piqûre de frelon asiatique ! Bref, s'il est de bon ton de conseiller certains nanars à celles et ceux qui voudraient découvrir le genre, l'on évitera de recommander L'Umanoide...

 

lundi 9 mars 2026

Stridulum de Giulio Paradisi (1979) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Petit film méconnu réalisé par Giulio Paradisi et écrit en collaboration avec Robert Mundi et Ovidio G. Assonitis (Le démon aux tripes, Tentacules), Stridulum est aussi et surtout une œuvre hybride, étrange, louvoyant du côté de certains classiques du fantastique pour obtenir un résultat mi-figue, mi-raisin. Un mélange très curieux, parfois indigeste, mais suffisamment original pour allécher les amateurs de genres aussi divers que l'épouvante, l'horreur, le fantastique et la science-fiction. Interprété par des acteurs de renommée internationale, le long-métrage du réalisateur ET acteur italien qui signe ici son œuvre sous le pseudonyme de Michael J. Paradise met en scène une grande majorité d'interprètes d'origine américaine. C'est ainsi que l'on découvre dans le rôle de Barbara Collins, l'actrice Joanne Nail. Mère d'une jeune adolescente prénommée Katy (Paige Conner, dont la légère ressemblance avec la Linda Blair de L'exorciste signé de William Friedkin six ans auparavant n'est sans doute pas anodine), Barbara vit avec son petit ami Raymond Armstead (Lance Henriksen). Tandis que le comportement de Katy inquiète son entourage, un complot visant à manipuler sa compagne afin qu'elle donne naissance à un enfant qui aux côtés de la gamine devrait permettre de renforcer les forces du mal est en action. Le personnage incarné par Lance Henriksen, acteur notamment devenu célèbre pour avoir joué dans Aliens, le retour et Terminator de James Cameron ou pour avoir été la vedette de la série Millennium, le crossover de X-Files, n'est pas sans rappeler celui que tenait John Cassavetes en 1968 dans le classique de Roman Polanski, Rosemary's Baby. L'intrusion dans un ménage d'un ''suppôt'' de Satan proche de l'héroïne entretenant des rapports troubles avec un groupe de voisins (ici remplacés par une organisation menée par l'acteur Mel Ferrer dans le rôle d'un certain Docteur Walker) et visant à mettre en péril l'existence même de l'humanité. Une fois encore, l'analogie entre Stridulum et Rosemary's Baby est appuyée à travers la nécessité d'enfanter la mère de famille à des fins démoniaques et donc mortifères. En outre, Raymond Armstead intervient en tant qu'intermédiaire entre le groupe dirigé par le Docteur Walker et une espèce extraterrestre dont les projets sont étroitement liés. Face à ce qui semble donc être la représentation du Mal, l'on trouve fort heureusement du côté du Bien, l'acteur et réalisateur américain John Huston dans le rôle de Jerzy Colsowicz...


Un vieil homme bénéficiant d'une sérenité mais aussi d'une très grande détermination qui vont l'aider à soutenir Barbara dans son combat lorsque seront révélées les véritables intentions de celui qui partage son existence. Derrière son visage poupin cachant une ''créature'' pourtant maléfique, froide et manipulatrice, Katy révèle donc rapidement sa personnalité. Celle d'une enfant qui fut enfantée par un être démoniaque qui avant sa mort eut le temps d'inséminer un certain nombre de femmes sur Terre. La comparaison entre Stridulum et L'exorciste s'arrêtant aux portes des vulgarités que l'adolescente dissémine ça et là et à celle des événements paranormaux qui lui incombent, ce personnage faussement angélique rappelle surtout et avant tout, Damien Thorn, ce gamin diabolique découvert pour la première fois dans le classique de Richard Donner, La malédiction en 1976. Stridulum s'ouvre sur une séquence mystique située sur une planète lointaine. À grand renforts d'effets visuels ultra-cheap mais ayant pour conséquence d'argumenter sur le sens profondément spiritualiste de certaines séquences à venir, le long-métrage de Giulio Paradisi est effectivement un drôle d'objet Filmique Non Identifié, ou Non Identifiable de part son mélange très curieux des genres. Notons qu'au beau milieu d'un récit parfois confus à force d'intégrer des personnages et sous-intrigues multiples, le réalisateur et ses scénaristes évoquent l'idée d'une enquête policière menée par un certain détective Jake Durham (Glenn Ford) avant que sa mort lors d'un grave accident de voiture dont les prémisses rappellent tout un tas d'événements survenus dans autant de classiques du genre n'y mette un terme définitif. D'un côté l'on a donc le Mal, manipulateur, maléfique, complotiste, et de l'autre, le Bien, protecteur, soutien d'une mère de famille en fauteuil roulant. Entre fantastique, science-fiction et épouvante, Stridulum s'inscrit dans une logique religieuse intense. Entre occultisme, invasion extraterrestre, symbolisme religieux et psychédélisme renforcé par la bande musicale du compositeur italien Franco Micalizzi, Stridulum est une sacrée curiosité. Notons enfin pour ''compléter'' le casting, les présences de Shelley Winters dans le rôle de la dame à tout faire Jane Phillips, celle du cinéaste Sam Peckinpah dans celui du Docteur Sam Collins ou encore celle de Franco Nero dans le rôle du... Christ...!...

 

samedi 7 mars 2026

Comme un lundi (Mondays: Kono Taimu Rûpu, Jôshi ni Kizukasenai to Owaranai) de Ryo Takebayashi (2022) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Depuis quelques années, le cinéma japonais semble s'être pris d'une passion dévorante pour le thème des boucles temporelles. Car en effet, si tout semble avoir réellement débuté dans les années quatre-vingt avec le film d'animation Urusei Yatsura 2 Byūtifuru Dorīmā de Mamoru Oshii et le film live Toki o Kakeru Shōjo de Nobuhiko Ōbayashi, les choses se sont accélérées dans le courant du vingt et unième siècle. Si la nouvelle de Yasutaka Tsutsui Toki o Kakeru Shōjo à l'origine du long-métrage signé de Mamoru Oshii connaîtra d'autres adaptations au cinéma ou à la télévision à travers les versions réalisées par Haruki Kadokawa en 1997, Mamoru Hosoda en 2007 et Masaaki Taniguchi trois ans plus tard, Katsuyuki Motohiro signera en 2005 le film Samâ Taimu Mashin Burūsu tandis que trois longs-métrages verront successivement le jour entre 2020 et 2023. Deux d'entre eux seront signés par Junta Yamaguchi. Tout d'abord le génial Dorosute no Hate de Bokura, puis Ribâ, Nagarenaide yo qu'il me reste à découvrir. Et enfin le tout aussi surprenant Mondays: Kono Taimu Rûpu, Jôshi ni Kizukasenai to Owaranai de Ryo Takebayashi qui chez nous est sorti sous le titre Comme un lundi et que j'ai choisi d'aborder dans cet article... Alors que le formidable Un jour sans fin de Harold Ramis est resté dans la mémoire de toutes celles et ceux qui l'on découvert lors de sa sortie en salle ou sur le tard, le Japon s'est donc emparé à plusieurs reprises et avec brio d'un genre aux multiples ramifications. Car d'une certaine manière, les boucles temporelles sont directement liées au concept de voyage dans le temps et à celui des paradoxes temporels. S'agissant de Comme un lundi, l'histoire se déroule sur une échelle temporelle d'une semaine. Débutant un lundi et se terminant le dimanche... jusqu'à ce que l'histoire reprenne non pas logiquement le lundi suivant mais celui qui s'est écoulé sept jours auparavant. Pressés par les événements, Ryō Takebayashi et son scénariste Saeri Natsuo débutent le récit alors même que deux employés d'une petite agence semblent déjà s'être rendus compte que quelque chose d'anormal se produisait au sein de l'entreprise dirigée par un certain Shigeru Nagahisa (Makita Sports). Soupçonnant ce dernier de porter un bracelet d'un genre très particulier exauçant tous les vœux de celui qui le porte, Yudai Sakino (Ryô Ikeda) et Ken Murata (Yûgo Mikawa) vont tout d'abord tenter de convaincre leur jeune et ambitieuse collègue Akemi Yoshikawa (Wan Marui) de l'existence réelle du phénomène. Forçant ainsi la jeune femme à conserver des souvenirs de ce qui se sera déroulé durant la semaine afin de la convaincre que la suivante n'est pas celle qui logiquement aurait dû poursuivre l'existence des personnages mais bien la même...


Composé d'une dizaine de personnages notamment complétés par Kotaro Tagi et Haruko Takano, Comme un lundi se déroule donc sur une semaine. Et si les quinze ou vingts premières minutes paraissent relativement brouillonnes et risquent donc de perdre en route une partie plus ou moins importante des spectateurs (comme ce fut le cas de ma compagne et moi lorsque nous découvrions pour la première fois le film à l'époque de sa sortie), persévérer est la promesse d'une aventure aussi extraordinaire dans son approche ''fantastique'' de la science-fiction et de la comédie dramatique que passionnante dans celle qui concerne la caractérisation ses personnages. Si l'éventualité d'une malédiction liée à un bracelet porté par le patron de la boite coinçant ses employés dans une boucle temporelle peut prêter à sourire, les choses ne seront évidemment pas si simples que cela. Ici, le principe est amené de manière plutôt classique. À travers moult événements qui se reproduisent sans arrêt. Comme un pigeon qui vient s'écraser sur la grande baie vitrée du bureau. Ou cette femme qui tout en bas de la rue laisse tomber son mouchoir avant qu'un inconnu ne le ramasse et ne lui rende... Assez bordélique dans ses prémisses, le long-métrage Ryo Takebayashi finit au fil du récit par s'ordonner autour de trois employés qui en passant par la voie hiérarchique vont tenter de remonter jusqu'au boss, qui est donc interprété par le génial Makita Sports, porteur d'un bracelet que seul lui devra détruire afin de mettre un terme au calvaire de ses employés. Mais comme rien ne sera aussi simple et évident, la machinerie repartira en milieu d'intrigue pour évoquer un drame et surtout, un projet qui sans avoir été mené à bout est probablement la solution aux problèmes rencontrés par Akemi et ses sympathiques collègues de travail. Drôle, original et même parfois émouvant, Comme un lundi confirme une fois encore que le cinéma japonais est en matière de boucles temporelles très à l'aise avec le concept. On ne s'ennuie pas un instant dès lors que les choses deviennent plus lisibles à l'écran. Bref, une excellente surprise...

 

jeudi 5 février 2026

Vampire Zombies... From Space! de Michael Stasko (2024) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Hommage manifeste au nanar le plus inconsidérément jugé comme le plus mauvais film de tous les temps, Vampire Zombies... From Space! de Michael Stasko évoque donc Plan 9 from Outer Space d'Ed Wood sorti voilà soixante-sept ans. Jusqu'à pousser le concept en filmant son œuvre en noir et blanc alors même que le long-métrage n'a été produit et réalisé qu'il y a seulement deux ans. Incitant sans doute les aficionados de ce genre de production à aller chercher chaque détail qui pourrait effectivement faire référence au film culte du cinéaste américain. Avec un budget d'environ cent-mille dollars, soit quarante de plus que son vieil homologue outre-atlantique, le canadien Michael Stasko inscrit également son projet dans une sorte d'hommage beaucoup plus large renvoyant à tout un pan du cinéma d'horreur, d'épouvante, de science-fiction et de fantastique des années cinquante et soixante. À une époque où les genres firent florès dans les drive-in américains au dépend de qualités narratives, interprétatives et techniques relativement ahurissantes ! Mais là où Vampire Zombies... From Space! tombe juste par rapport à une féroce concurrence qui ne prête de nos jours au genre ''Nanar'' que peu d'estime en jouant davantage sur une certaine facilité, c'est qu'en dehors de ses éventuels défauts, pour le moins assumés, le long-métrage de Michael Stasko reste assurément une œuvre réfléchie, conçue en tant qu'hommage donc, d'une époque en réalité révolue... Un noir et blanc qui plonge non seulement les protagonistes mais aussi les spectateurs en un temps qui pourrait laisser croire que le film est une vieille bobine émergeant après avoir été égarée durant des décennies. En même temps, et cela n'est peut-être pas très visible au premier coup, Vampire Zombies... From Space! peut être parfois envisagé comme une énième production/distribution Troma, à travers le délire que charrient le script, la mise en scène et l'interprétation... Moins ''fin'' sans doute qu'une bonne partie des production de la moitié des années cinquante du siècle dernier, avec ses lignes de dialogue parfois grossières, ses effets gore dont l'impact est ''malheureusement'' diminué en raison du choix de filmer son film en noir et blanc, Vampire Zombies... From Space! est aussi et surtout une œuvre bien de son époque, faisant fi des attentes d'un public généralement nourri aux blockbusters budgétés de manière faramineuse...


Traité sur le ton de la parodie, il plonge les habitants de la petite ville de Marlow au cœur d'une invasion extraterrestre notamment orchestrée par... Dracula en personne (Craig Gloster). Accompagné d'une cohorte de vampires zombies, le projet du plus célèbre suceur de sang est donc d'assimiler les habitants de Marlow en les transformant eux-même en vampires zombies et accessoirement de se nourrir de certains d'entre eux. Sous ses allures de péloche fauchée, ce qu'est pourtant bien Vampire Zombies... From Space!, le film est malgré tout doté de très nombreux effets-spéciaux. Entre CGI, prosthétique et constructions miniatures, s'agissant du concept rétro-futuriste de son œuvre, le cinéaste choisit notamment de laisser apparaître à l'écran les ficelles qui tiennent en apesanteur le vaisseau spatial et autres navettes en action pour la conquête de notre planète alors même que les technologies actuelle permettent de les effacer par simple traitement informatique ! Preuve que Vampire Zombies... From Space! est jusqu'auboutiste. Dans son approche du cinéma d'antan, mais aussi dans ses excès. Ayant probablement digéré tout un pan de l'imaginaire cinématographique d'il y a plus d'un demi-siècle, Michael Stasko et son équipe technique poussent l’hérésie d'un concept que l'on pourrait tout à fait considérer d'anachronique en reproduisant à la virgule près la façon de cadrer chaque séquence d'action, de filmer la réaction des personnages et de jouer sur le contexte social de l'époque comme si nous y étions. D'autres que lui ont bien entendu tenté ce même type d'aventure mais sans doute avec moins de succès. Alors, bien entendu, le film ne plaira sans doute pas à tous les types de publics. Parfois très verbeux et même souvent bordélique, la lisibilité n'est pas toujours évidente. Surtout lors de l'attaque finale où l'on ne sait plus trop qui parmi la foule fait partie de notre humanité et qui est l'envahisseur... Cependant, nous louerons malgré tout le courage et l’enthousiasme du cinéaste, de son équipe et des interprètes de s'être lancés dans cette aventure ''vintage'' qui fait du bien à une époque où l'uniformisation est devenue la norme...

 

mardi 3 février 2026

Last Night on Earth de Marcos Efron (2024) - ★★★★★★★★☆☆

 


 

Pour son second long-métrage quinze ans après And Soon the Darkness, Marcos Efron met en scène Leven Rambin et Jake McLaughlin dans les rôles de Holly et Ryan. Un couple très amoureux qui à l'approche de la fin du monde se réfugie dans les montagnes du Tennessee afin de vivre seul ses derniers instants. Situant l'action loin de la civilisation où la situation dégénère, ils attendent le moment fatidique où un gigantesque astéroïde doit s'écraser sur Terre. L'annonce de la catastrophe remonte à plusieurs mois, lorsqu'une amie les invita à une réception. L'occasion pour elle de leur présenter son nouveau compagnon. Aujourd'hui, alors que certains ont choisi de se donner la mort plutôt que d'assister à la fin de toute vie sur notre planète, Holly et Ryan ont préparé à leur manière l'événement à venir... Si le sujet tourne autour d'un événement que le septième art à développé à de nombreuses reprises, le réalisateur et scénariste Marcos Efron l'aborde avec une sensibilité toute particulière. L'une des forces de Last Night on Earth étant l'attachement profond que l'on peut ressentir vis à vis de ce couple formidablement interprété par Leven Rambin et Jake McLaughlin. Pour autant, le film ne s'attarde pas uniquement sur leur relation mais évoque également l'effondrement de la société. Celle-là même dont ils choisissent de s'éloigner afin de vivre leurs derniers instants dans la sérénité. Cependant, et comme dans tout bon film relatant l'apocalypse sous un angle sociologique, le cinéaste aborde à son tour le comportement malfaisant de certains individus. À l'image de Gaby (Sohvi Rodriguez) et de Gene (Shane West), autre couple d'apparence fort sympathique mais dont le comportement sensiblement invasif laisse planer le doute quant à leurs véritables intentions. Ces dernières allant à l'encontre du projet terminal prévu par Holly et Ryan, Gaby et Gene figurent les deux antagonistes du récit qui sous des allures de couple lui aussi en attente de la fin du monde ont un projet beaucoup plus sombre en tête. Mais Last Night on Earth est également l'occasion d'observer l'attitude d'un groupe d'adultes et d'enfants ''remarquablement'' ancrés dans la religion...


Et alors que les personnages de Holly et Ryan visent à exploiter la sensibilité de l'une et la rationalité et le rôle de protecteur de l'autre, et que de leur côté Gene et Gaby personnifient la perte de moralité, la violence et l'instabilité, l'actrice Dee Wallace, célèbre pour être notamment été l'une des égéries du fantastique et de l'horreur avec notamment Hurlements de Joe Dante, Cujo de Lewis Teague ou encore Critters de Stephen Herek incarne quant à elle le rôle de Carla, ''cheffe'' d'une petite communauté religieuse réunie non loin de là où se sont installés les premiers. Vouant un culte à leur Dieu mais demeurant tout à fait bienveillants, elle ainsi que ses membres s'apprêtent à accepter leur mort pour rejoindre le Paradis... Last Night on Earth mêle différents genres. À travers la relation de Holly et Ryan, le film nous plonge en plein drame. Celui d'un couple dont la femme a notamment déjà tenté de se suicider et dont Ryan fait office d'époux, d'amant et bien entendu, de protecteur. Une relation intense magnifiée par l'incarnation de l'un et de l'autre et sublimée par la mise en scène romantisée du cinéaste. Pour autant, le film n'en est pas moins relativement tendu. Marcos Efron parvenant ainsi à créer un véritable climat d'angoisse à l'approche de l'astéroïde mais également du couple formé par Gaby et Gene. Le long-métrage prenant ainsi parfois des allures de thriller, voire de film d'horreur même si cette dernière n'est visible que de manière sous-jacente. Bien entendu, le réalisateur n'abandonne pas les amateurs de science-fiction sur le bas côté avec un final aussi bouleversant qu'intellectuellement impressionnant... Découle alors de ce récit touchant et malgré les apparences, jamais ennuyeux, une œuvre profonde sur la fin de la vie ici traitée à l'échelle mondiale. Faisant ainsi de Last Night on Earth l'une des meilleures surprises en la matière. Sans chichis, sans superflu, sans effets-spéciaux ''Blockbusterèsques''. Tout ici entre dans le cadre de l'intime et abandonne le spectateur dans un état proche du malaise. Témoin d'un drame inéluctable...


 

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