samedi 7 novembre 2026

The Ark - Saison 3 de Dean Devlin et Jonathan Glassner (2023) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Après deux premières saisons principalement axée sur du Space Opera, la troisième installe désormais les protagonistes à la surface de la planète Trappist-1b où a été construite la Base-Mère numéro 1. Bien qu'un nombre important de séquences se déroulent à nouveau dans l'espace, la majeure partie des douze épisodes que constitue la troisième saison de The Ark se déroule donc à la surface de cette planète originellement hostile mais dont on découvrira bientôt que son atmosphère y est respirable grâce au procédé de terraformation. L'on retrouve les personnages rencontrés lors des deux précédentes saisons respectivement diffusées en 2023 et 2024. Il aura donc fallut deux années supplémentaires pour découvrir à nouveau la commandante-lieutenante de l'Arche numéro une Sharon Garnet (Christie Burke) et son équipage au sein du quel apparaissent une nouvelle fois le lieutenant Spencer Lane (Reece Ritchie), le lieutenant James Brice (Richard Fleeschman), l'ingénieure spécialiste en codage et en gestion des déchets Alicia Nevins (Stacey Michelle Read), l'horticulteur Angus Medford (Ryan Adams), la responsable de la maintenance en ingénierie Eva Markovic (Tiana Upcheva), les docteurs Cat Brandice et Sanjivni Kabir (Christina Wolfe et Shalini Peiris) et bien évidemment le toujours très loyal chef des forces de sécurité Felix Strickland (Pavle Jerinić). Mais cette saison est également l'occasion de croiser des personnages que nous n'avions pas l'habitude de voir précédemment. À l'image de Vesna Ilic (Tamara Aleksić), d'autres habitants de la Base-Mère numéro 1, mais aussi d'individus déjà nettement plus étonnants comme les habitants supposément originaires de la planète, vivant dans une grotte et communiquant entre eux par la pensée ou à travers une langue inconnue avec la jeune Kelly Fowler (Samantha Glassner) dont les capacités ne semblent plus uniquement tourner autour de sa force physique exceptionnelle...


Tandis que les saisons 1 et 2 pouvaient être envisagées comme des ersatz des séries Star Trek ou The Orville (dont on désespère de découvrir un jour la quatrième saison) ou de toute autre projet de science-fiction télévisuel ou cinématographique tournant autour de l'exploration spatiale et de la colonisation éventuelle d'une planète lointaine, la troisième, elle, abandonne l'idée d'atteindre l'exoplanète Proxima Centauri b puisque désormais, une colonie humaine s'est implantée sur Trappist-1b. Une planète plus ou moins hostile qui n'empêche pas les différents conflits entre l'équipage de Garnet, celui de l'ancien vaisseau de la Fédération de L'est commandé par Zed Avega (Daniel Fathers), celui de l'Arche 15 qui à l'époque était quant à lui commandé par Evelyn Maddox ou encore les survivants de l'exoplanète Ross 128. Sans vouloir prétendre que la série devrait logiquement s'achever avec le dernier épisode de cette troisième saison au vu de la dernière séquence qui attendra les plus grands fans de cette série qui malheureusement ici se délite, il est peut-être effectivement temps que l'aventure de nos intrépides héros se terminent avec l'ultime intrigue de ce récit qui peine à poursuivre la grande aventure humaine en compilant tout et n'importe quoi au fil des douze épisodes. En réalité, surtout lors de la seconde moitié puisque la première laisse espérer une saison à la mesure des deux précédentes. Une gourmandise de la part des scénaristes qui tels des ogres assènent des concepts presque par dizaines en résolvant chaque intrigue en l'espace de chaque épisode. Des sujets qui s'imbriquent, se croisent et se multiplient parfois au sein d'un seul et même épisode ! Bien que les cinq scénaristes qui se sont partagés la tâche d'écrire les différentes histoires aient pu travailler de manière indépendante en se partageant entre eux les douze épisodes, l'on a souvent l'impression que chacun a voulu tirer la couverture à lui en empiétant sur les travaux des autres. Si les sujets du clonage humain et de l'augmentation des performances physiques par voie génétique étaient déjà des récurrences, cette saison, très riche il est vrai, va peut-être beaucoup trop loin ou en tout cas ne prend pas assez de temps pour développer chaque thématique. L'on a ainsi droit aux phénomènes de boucle temporelle, aux pouvoirs psychiques telles que la télékinésie, aux univers parallèles, à différentes anomalies de type extraterrestre, tout ceci réuni dans un contexte politique et militaire relativement tendu. Quelques exemples d'une tripotée de concepts qui mis bout à bout finissent par devenir indigestes, pour ne pas dire proprement ridicules. Après deux saisons que l'on était en droit de considérer comme plus ou moins adultes, la troisième de The Ark semble avoir été construite dans l'idée d'attirer un public beaucoup plus jeune... Une grosse déception...

 

LinkWithin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...