Affichage des articles dont le libellé est P.J. Soles. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est P.J. Soles. Afficher tous les articles

lundi 21 septembre 2026

Alienator de Fred Olen Ray (1990) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Dans un futur indéterminé et à bord d'un vaisseau-prison (un cadre que le réalisateur avait déjà utilisé en 1986 avec Prison Ship), le révolutionnaire Kol (Ross Hagen) s'apprête à être exécuté sur les ordres du commandant incarné à l'écran par Jan-Michael Vincent dont le plus célèbre fait d'arme fut son interprétation de Springfellow Hawke dans la série américaine Supercopter entre 1984 et 1986. Quatre ans après la diffusion du dernier épisode sur CBS, le voici donc embrigadé dans l'une des très nombreuses séries Z réalisées par le réalisateur, scénariste et producteur Fred Olen Ray. Sans être le personnage principal, Jan-Michael Vincent se voit malgré tout offrir l'opportunité d'interpréter un protagoniste en tous points détestable. Un type immonde qui n'a semble-t-il que peu de valeur pour la vie d'autrui. C'est donc sous ses ordres qu'est mené à la chaise électrique Kol qui durant l'exécution de l'un de ses compagnons parvient à déjouer la surveillance des gardes et ainsi s'enfuir à bord d'un vaisseau qui finit par venir s'écraser à la surface de notre planète. Furieux, le directeur de la prison envoie immédiatement à la poursuite du fugitif, l'Alienator. Une créature de sexe féminin tout droit sortie des pires plagiats post-apocalyptiques italiens des années quatre-vingt ! Une fois échoué sur Terre, Kol manque d'être écrasé par un camping-car conduit par un jeune touriste accompagné de ses trois amis. Intervient alors le shérif Ward Armstrong (John Philip Law) qui jusqu'à maintenant se contentait généralement de traquer les braconniers et qui désormais va devoir se lier aux jeunes gens afin de combattre l'Alienator qui plus que de se contenter d'éliminer le fugitif assassine toutes celles et ceux qui ont le malheur de croiser son chemin. Quatre jeunes gens au tempérament différent puisque d'un côté nous avons Rick (Richard Wiley), celui-là même qui conduisait le camping-car et qui depuis se montre relativement désagréable, surtout vis à vis de la gente féminine devant laquelle il se comporte en véritable macho. Sa petite amie Caroline (Dawn Wildsmith) reste parmi cette petite bande d'amis sans doute la protagoniste la plus insignifiante. Le scénariste Paul Garson lui prête une attitude de jeune femme écervelée sans presque aucun dialogue et qui hurle au moindre événement !


Face à ce couple où le masculin l'emporte sur le féminin, le récit peut heureusement compter sur un second duo nettement plus intéressant d'un point de vue moral. Benny (Jesse Dabson) est l'intellectuel du groupe. Et aux côtés de Tara (P.J.Soles) il met un point d'honneur à venir en aide à Kol qui depuis l'atterrissage du vaisseau et le choc reçu au contact du camping-car s'avère mal en point. Outre quelques personnages secondaires qui ne feront pas long-feu face à l'implacable détermination de l'Alienator et la puissance de feu de son fusil à laser désintégrant tout ce qu'il touche et parmi lesquels l'on trouve un médecin et deux braconniers, Alienator se concentre sur notre petit groupe désormais agrandi par la présence de Kol, du shérif Armstrong et plus tard du colonel Coburn (Leo Gordon que l'on pu notamment découvrir dans l'épisode Le roi est mort de la série culte La petite maison dans la prairie en 1980). Notons la présence dans le tout petit rôle d'un technicien de la prison de l'acteur Joseph Pilato que les fans du réalisateur George Romero connaissent bien pour l'avoir découvert en 1985 dans Le jour des morts-vivants dans lequel il incarnait l'infâme capitaine Rhodes ! S'agissant de Alienator, contrairement à ce que pourrait laisser croire l'évidente contraction entre le Alien de Ridley Scott et le Terminator de James Cameron, le film de Fred Olen Ray s'inspire en fait davantage du Predator de John McTiernan. Toute proportions gardées, bien évidemment. Le résultat s'avère décevant, même pour du Fred Olen Ray. Le script de Paul Garson tourne à vide et cause une quantité de séquences dont la répétitivité finit d'achever la patience du spectateur. Reste alors une bonne petite série Z pour inconditionnels de nanars. Des effets-spéciaux à la ramasse mais typiques de ce genre de production et une interprétation plus que moyenne même si dans le genre on a vu bien pire. Ah, j'allais oublier. L'Alienator est incarné par la culturiste et écrivaine (!?!) Teagan Clive que l'on a pu notamment voir un an plus tôt dans Interzone de Deran Sarafian. Autre grand moment de nanardise...

 

LinkWithin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...