Ahhhhhhh l'Italie....
Pays de la Pizza Napolitaine, de la Pasta Carbonara, du Tiramitsu ou
de l'Osso Buco. Mais aussi, pays du plagiat, qui dans les années
soixante-dix et quatre-vingt pilla quelques sommités en matière de
science-fiction. Au hasard, Star Wars
de George Lucas, New-York
1997
de John Carpenter ou les films de George Romero... Des dizaines de
longs-métrages tournés sans complexes et souvent avec très peu de
moyens. Et parmi eux, un certain L'Umanoide
du réalisateur et scénariste italien Aldo Lado, cinéaste
prolifique qui avec cette œuvre de science-fiction tout de même
dotée d'un confortable budget de sept millions de dollars pour
l'époque signa un film très représentatif chez nos amis de la
Botte de ce courant très particulier qui donna naissance à
d'innombrables nanars... Et à ce titre, L'Umanoide
en est l'un des plus remarquables représentants. Pas l'un des plus
frais, des plus éminent en matière d'effets-spéciaux, de mise en
scène ou d'interprétation, mais tout de même, le film d'Aldo Lado,
ici planqué sous le pseudonyme ''américanisant'' George B. Lewis,
est l'une de ces petites purges qui font sensations lors des
colloques entre fans du genre, réunis pour un soir autour d'une
pizza, d'une bière et parfois d'un bon joint ! Les références
sont ici très claires. À commencer par Star
Wars,
justement. Auquel pas mal d'éléments se réfèrent mais surtout le
personnage de Lord Graal, incarné par l'acteur Ivan Rassimov, et qui
dans le cas présent est une version appauvrie du célèbre Dark
Vador interprété dès 1977 et jusqu'en 1983 par David Prowse dans
les épisodes quatre, cinq et six de la mythique saga de
science-fiction... Même look, entièrement vêtu de noir et d'un
casque qui dans le cas de Lord Graal ne cache pas tout à fait le
visage de son interprète. Antagoniste du récit ayant pour projet de
dominer la Terre désormais connue sous le nom de Métropolis avec
l'aide de Lady Agatha (Barbara Bach). De nos jours, la paix sur la
planète est maintenue grâce à l'héritière du Gouvernement
Galactique, Barbara Gibson (Corinne Cléry), jeune beauté que l'on
comparera cette fois-ci à la Princesse Leia Organa qui dans Star
Wars
fut incarnée à l'époque par Carrie Fisher. Aidé en outre dans ses
sombres projets, Lord Graal peut compter sur le Docteur Kraspin
(Arthur Kennedy), un savant fou qui a mit au point une formule
capable de transformer n'importe quel humain en véritable machine de
guerre indestructible.
Bref,
l'humanoïde du titre, interprété par l'acteur américain Richard
Kiel, célèbre pour avoir joué le rôle de Requin, l'antagoniste
aux mâchoires d'acier dans les James Bond L'espion
qui m'aimait
et Moonraker.
Ici, l'aspect du personnage n'est pas définitif puisque après avoir
incarné un humain somme toute sympathique accompagné d'un
chien-robot, il se transformera en un humanoïde impitoyable avant de
''retrouver la raison'' grâce à un gamin d'à peine dix ans (Marco
Yeh dans le rôle de Tom Tom). Notons au passage que le chien-robot
est une seconde référence évidente au R2-D2 de Star
Wars
et peut-être même au robot Sidéro qui dans la série télévisée
japonaise de science-fiction San
Ku Kai
accompagnait les héros et était doublé par l'acteur français
Gérard Hernandez. Quant à Golob, le pilote de vaisseau transformé
en humanoïde afin d'accomplir les sombres desseins de Lord Graal,
derrière son gigantisme, sa manière gauche de se déplacer et ses
grognements qui font office de langage, il ressemble à un croisement
entre la créature de Frankenstein et le T-800 à venir de James
Cameron... Laid, difforme et décérébré comme le premier,
indestructible et déterminé comme le second ! L'un des
attraits principaux du long-métrage, outre la présence de deux ou
trois acteurs/actrices connu(e)s est celle d'Aldo Lado lui-même
puisqu'auteur de quelques gialli pas trop dégueulasses qui verse
pourtant ici dans une certaine forme d'indigence artistique qui crame
la rétine, brûle le cerveau, engourdi les neurones et pousse
l'oratoire à aller consulter son ophtalmologiste après avoir perdu
quelques dixième devant ce spectacle navrant, aux décors de
planches de théâtre tout sauf réalistes, aux effets visuels cheap,
aux costumes achetés chez un ancêtre du créateur de la plateforme
Temu
(le casque brillant et le costume terne de Lord Graal n'étant
notamment pas en accord l'un avec l'autre). À vrai dire, on peut se
demander si cette guerre pour la possession du pouvoir est réellement
un nanar puisque le plaisir de suivre les aventures de nos héros est
aussi vif et plaisant qu'une piqûre de frelon asiatique ! Bref,
s'il est de bon ton de conseiller certains nanars à celles et ceux
qui voudraient découvrir le genre, l'on évitera de recommander
L'Umanoide...
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