samedi 17 janvier 2026

The Fix de Kelsey Egan (2026) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Dans un monde où l'air est devenu irrespirable, le fils du dirigeant de la méga-corporation AetheraEric O’Connors (Daniel Sharman) ne cesse de vouloir prouver au sein de l'entreprise et surtout auprès de son père qu'il est capable de mener à bien un projet. Travaillant sur l'amélioration d'un sérum qui n'est distribué jusqu'à maintenant qu'aux privilégiés, l'individu va bientôt lancer certains de ses hommes aux trousses d'Ella McPhee (Grace Van Dien), une jolie jeune femme, égérie de la société Aethera mal dans sa peau puisque se considérant comme très superficielle. Un soir, alors qu'elle rejoint par surprise sa meilleure amie Gina (Robyn Rossouw) à une soirée, elle l'a surprend au bras de son petit ami Tully (Tafara Nyatsanza). Se sentant trahie, Ella s'empare d'un flacon renfermant une puissante drogue que Tully à volé plus tôt dans la journée à une organisation clandestine dirigée par un certain Solomon (Keenan Arrison) et l'avale. Commence alors chez la jeune femme, une curieuse transformation physique qui lui permet notamment de marcher sur les murs et d'acquérir une très grande force. Cette lente mutation intéresse Eric qui ordonne alors à ses hommes de se lancer à sa poursuite afin qu'il puisse faire des tests sur la jeune femme... Dernier long-métrage réalisé par la cinéaste Kelsey Egan, The Fix est son troisième. La réalisatrice et scénariste américaine continue de faire évoluer son cinéma dans la science-fiction après Glasshouse en 2021 et I Carry You Always en 2023. Ici, il s'agit surtout de traiter le genre sous l'angle de la recherche scientifique dans un monde à l'agonie en terme d'air pur. L'on a donc plusieurs caractères qui s'y affrontent. D'un côté, une jeune femme, objet de fantasme, utilisée à des fins publicitaires au profit des dirigeants de l'entreprise Aethera qui n'ont, on le verra plus tard durant le récit, jamais eu l'intention de faire profiter le plus grand nombre de leur création, AIRemedy. Une pilule qui permet de pallier au manque d'oxygène dans l'air. De l'autre, nous avons donc Eric O’Connors. Fils du PDG de Aethera. Un arriviste, ambitieux, qui veut pouvoir profiter de l'opportunité qu'apportera la transformation d'Ella pour opérer des expériences sur elle et ainsi améliorer la nouvelle substance sur laquelle il est en train de travailler et qui pour l'instant n'a engendré que des échecs ! Entre les deux se trouve Solomon. Un scientifique qui par la force a dû se marginaliser et s'éloigner de l'entreprise Aethera où il avait ses quartiers. Si Eric O’Connors est décrit comme un individu qui sait très exactement où il va et démontre ainsi son fort potentiel de dangerosité, s'agissant de Solomon, celui-ci reste longtemps ambigu avant de révéler sa véritable nature. Aux côtés de collaborateurs qui tout comme lui ont dû se désocialiser, l'homme a mis au point une drogue qui pourrait bien permettre à tous de respirer naturellement sans avoir à porter de très coûteux masques à oxygène...


On le voit, le récit de The Fix tourne principalement autour de trois personnages bien distincts les uns des autres. Le sujet n'étant en outre pas loin de rappeler celui d'un petit classique de la science-fiction et de l'horreur. Un certain Species réalisé en 1995 par Roger Donaldson et connu chez nous sous le titre La mutante. Dans ce dernier, Sil (Natasha Henstridge) était créée artificiellement par des scientifiques mais subissait en contrepartie une étrange mutation. Poussée irrépressiblement à se reproduire, la jeune femme était notamment poursuivie par des chercheurs qui désiraient exploiter ses vastes possibilités physiques. L'on a donc à travers The Fix, un sujet apparemment en béton mais qui ne repose pas vraiment sur une idée totalement novatrice. En outre, et alors que La mutante avait pu bénéficier d'un confortable budget de trente-cinq millions de dollars à l'époque, il reste difficile d'évaluer celui du long-métrage de Kelsey Egan puisque aucune information à son sujet ne semble avoir filtré mais au vu du résultat, on peut très facilement envisager qu'il fut bien en deçà de son principal ''concurrent''. Kelsey Egan a beau y mettre du cœur, à vouloir mettre en avant un personnage féminin s'affranchissant de son simple statut d’icône vidée de toute substance intellectuelle pour devenir sans doute la sauveuse de l'humanité, The Fix rate à peu près tout ce que sa réalisatrice entreprend. En terme d'action, d'effets-spéciaux et même d'intrigue, celle-ci étant souvent décousue, le film n’apparaît pas autrement que comme une toute petite production, anodine et artistiquement datée. Lorsque sont mises à contribution les nouvelles facultés d'Ella, ses déplacements dans l'air ou sur les murs font appel à la vieille méthode des fils invisibles. Pour un résultat malheureusement catastrophique. S'agissant des scènes d'action, là encore,le film fait chou blanc. Mal orchestrés, mais chorégraphiés, les combats sont en outre mal cadrés. Passons sur l'esthétique générale du film qui lorgne comme beaucoup avant lui du côté des architectures modernes, blanches, vitrées sans pour autant marquer sa différence. Et que dire de la transformation d'Ella. Lente, douloureuse, à la manière d'un Body Horror, mais alors, qu'est-ce donc que cette paire d'ailes de libellule parfaitement ridicule dont elle est doté vers la fin du récit ? Se terminant en queue de poisson, The Fix laisse malheureusement la porte ouverte à une éventuelle séquelle. Prenant ainsi les allures d'un pilote de série dont on espère qu'il n'y aura pas de suite...

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

LinkWithin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...