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mardi 5 mai 2026

Les chroniques de Riddick : Pitch Black de David Twohy (2000) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Dire que je fondais tous mes espoirs sur cette première aventure cinématographique du personnage créé par Jim Wheat, Ken Wheat et David Twohy serait très exagéré. Car si même l'évocation du Hunter Gratzer (ce vaisseau de transport passager et de commerce voguant dans l'espace en pilotage automatique qui me fit immédiatement et furieusement penser au cargo de transport de minerai Nostromo du chef-d’œuvre de Ridley Scott Alien, le huitième passager) me donna l'envie de me plonger dans l'univers de son personnage principal, Riddick, j'allais employer un maximum de précautions. Méfiant comme un pou face à la présence de Vin Diesel, acteur pour lequel je me découvris très vite une réelle aversion alors même que de mémoire je ne me souviens pas avoir jamais vu un seul de ses films. Vin Diesel, oui... Acteur branché ''action'', à la sensibilité de défourailleur d'antagonistes en tous genres qui dans le cas de ces Chroniques de Riddick : Pitch Black de David Twohy ne font évidemment pas le poids face à un mythe qui plus de vingt ans en arrière fit entrer dans la légende des icônes du cinéma d'épouvante, le magnifique xénomorphe du plasticien suisse Hans Ruedi Giger et sa principale adversaire, Ellen Louise Ripley plus connue sous le diminutif de Ripley... On a beau dire, et même parmi ceux qui détestent, n'importe quoi, mais personne n'a depuis Ridley Scott jamais fait mieux... à part, peut-être, James Cameron pour ceux qui privilégient l'action au suspens... Mais ça, c'est une autre histoire. Ici, David Twohy nous plonge pour les premières aventures de son héros Riddick à la surface d'une planète hostile, au climat sec et désertique, éclairé par trois soleils et sur laquelle vient justement s'écraser le Hunter Gratzer. Un ''atterrissage'' difficile qui cause plusieurs morts tandis que les survivants vont rapidement se mettre en route pour trouver de l'eau avant de mourir de déshydratation. Mais tout comme les spectateurs, la pilote Carolyn Fry (Radha Mitchell) ainsi que Johns (Cole Hauser), Imam (Lewis Fitz-Gerald) et plusieurs autres survivants dont deux gosses vont devoir affronter bien plus dangereux que le soleil brûlant et le manque d'eau et de nourriture. En effet, cette planète, située dans le système apparemment tout à fait imaginaire du nom de M-344/G, abrite des créatures qui patientent depuis plus de vingt ans qu'une nouvelle éclipse la plonge dans une obscurité totale pour sortir de leur terrier. Lorsque Johns se rend compte du danger, il libère Riddick qui jusque là était fait prisonnier. En effet, s'il s'agit d'un très dangereux criminel, l'homme possède cependant un atout qui va s'avérer primordial : il est capable de voir dans le noir...


Je ne sais pas s'il faut considérer Vin Diesel comme l'assurance de passer un spectacle sinon vertigineux, du moins agréable mais avec cette conscience qui je trouve reflète chez son personnage celle d'un outil industriel autonome fabriquant des aliments pour animaux domestiques dans une usine de conserves, il est évident que le mot ''finesse'' et ''profondeur'' d'âmes ne sont pas des termes qui à proprement parler lui collent à la peau. Star de Fast and Furious, cette autre franchise, cette fois-ci interminable, Vin Diesel murmure plus qu'il n'en impose d'une éventuelle voix grave qui aurait collé à sa physionomie de porteurs de poids lourds. Face à lui, l'actrice Radha Mitchell que l'on a pu notamment découvrir en héroïne dans l'excellent Silent Hill de Christophe Gans en 2006 joue sans trop de force sur ses atouts féminins. Une bête et une belle affrontant ensemble des hordes de créatures... comment dire.... ''xénomorphiques'' (?) du plus détestable effet. Et dire que je lisais quelque part qu'elles étaient comparables à l'alien de Ridley Scott ! Une blague ! Pour qui aime ce genre de délire brutal entre action, science-fiction et horreur, c'est la panacée. Pour ceux qui aiment pouvoir se complaire devant une œuvre qui repose davantage sur l'émotion ressentie devant un bon film d'épouvante, c'est la désillusion. Doté d'une direction artistique unique mais qui déplaira sans doute à une partie des spectateurs malgré des choix esthétiques qui méritent d'être mentionnés (bravo au directeur de la photographie David Eggby), l'âge et le budget moyen des Chroniques de Riddick : Pitch Black posent un véritable problème depuis que le long-métrage à dépassé le quart de siècle : les effets-spéciaux sont souvent à la ramasse et ne parviennent pas à cacher leurs origines numériques. Mais au fond, quelle importance ? Car au delà de cette faille visuelle qui aura pour conséquence de sortir le spectateur du récit, Les Chroniques de Riddick : Pitch Black n'a en réalité pas grand chose d'innovant à nous proposer. Pas même en cette année 2000 où le film sort sur les écrans. Bourrins et exécuté sans finesse aucune, l’œuvre de David Twohy est objectivement plus proche de la série Z que du classique de la science-fiction. Ceci étant du moins mon point de vue...

 

vendredi 19 septembre 2025

Les gardiens de la galaxie de James Gunn (2014) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Je ne pensais pas dire un jour que j'ai apprécié découvrir une production issue de l'univers Marvel Cinematic Universe tant les quelques tentatives que j’eus précédemment eu le malheur d'effectuer avant celle-ci se soldèrent toute par d'épouvantables maux de tête... Un bordel scénaristique. Une bouillie numérique. Bref, tout ce que j'abhorre et évite généralement et très cordialement, sans critiquer ceux qui apprécient ce genre de spectacle tout en glissant lors de certaines conversations, quelques exemples de films plus intimistes qui dans le genre Supers-héros sortent de l'ordinaire... Et pourtant, point de miracle sans un minimum de clarté visuelle et scénaristique. Au sujet du script, rien d'incohérent s'agissant de l'univers Marvel et dans les genres Science-fiction, Fantasy ou Fantastique qui empruntent souvent cette même thématique qui consiste en un ou plusieurs héros dont la mission est de sauver le monde. Un concept dont l'ampleur est désormais beaucoup plus large puisqu'il ne s'agit plus simplement de sauver notre bonne vieille Terre mais carrément l'univers dans son ensemble. Face à nos valeureux héros sur lesquels nous reviendrons un peu plus loin se trouve Ronan l'Accusateur (Lee Pace). Aux services du Titan Thanos (incarné à l'écran par Josh Brolin), l'accusateur suprême de l'empire Kree charge Gamora (Zoe Saldaña) de mettre la main sur une orbe renfermant la Pierre du Pouvoir dont la puissance est capable d’annihiler toute trace de vie dans l'univers selon qu'elle est utilisée à des fins malveillantes. L'on découvre bientôt que Ronan a l'intention de s'en servir malgré les ordres donnés par Thanos afin de détruire la planète Xandar ainsi que ses habitants... Face à cet antagoniste extrêmement belliqueux, le script de James Gunn et de Nicole Perlman basé sur un série de comics éponymes créés par le scénariste Arnold Drake et le dessinateur Gene Colanpar avant que ceux-ci ne soient remplacés par Dan Abnett et Andy Lanning oppose Ronan à ceux qui se feront appeler plus tard Les Gardiens de la Galaxie. De valeureux mais antinomiques personnages regroupés par la force des choses après un passage en commun dans une prison située sur la station carcérale Kyln. L'on y retrouve donc Peter Quill aussi connu sous le nom de Star-Lord, personnage créé en 1976 par le scénariste Steve Englehart et le dessinateur Steve Gan...


D'apparence tout à fait humaine, il est dans cette première aventure des Gardiens de la Galaxie accompagné par Rocket (voix de Bradley Cooper), un raton laveur génétiquement modifié qui déteste formellement qu'on le renvoie à ses origines de mammifère omnivore, Groot (voix de Vin Diesel) qui comme Rocket est un personnage en images de synthèse mais aussi et surtout un représentant de la race des colosses floraux, Drax le Destructeur (David Bautista), un Humain altéré au corps recouvert de tatouages rouges dont la force a été décuplée après qu'il ait été ''reconstruit'' ! Sa mission première étant de trouver Ronan et de le tuer puisque celui-ci tua sa famille, ce dernier accepte d’intégrer le groupe malgré la présence de Gamora, humanoïde à peau verte qui comme évoqué plus haut a pour mission de mettre la main sur l'orbe et sur ce qu'elle contient. Pourtant, la jeune femme va choisir le camp des ''gentils'' en arguant que Ronan est fou et que de toute manière, elle n'a aucun lien de parenté avec Thanos (ses parents ayant été tués par celui qui se prétend être son père). Si tous ces personnages sont regroupés dans une même aventure, il faut tout d'abord savoir qu'ils sont l’œuvre de dessinateurs et scénaristes souvent différents et qu'ils ont également été créés à des époques parfois séparées de plusieurs dizaines d'années. Ce qui à l'écran ne saute évidemment pas aux yeux... Concernant le réalisateur, scénariste, producteur et acteur américain James Gunn, il faut tout d'abord savoir qu'avant de se lancer dans ce type de projet pharaonique (le film ayant coûté pas moins de cent-soixante-dix millions de dollars, il regroupe également un grand nombre d'acteurs connus comme Michael Rooker, Glenn Close, Benicio Del Toro), celui-ci œuvra tout d'abord pour la mythique société de production et de distribution trash, Troma Entertainment à ses débuts en participant notamment à l'écriture de deux des plus fameuses production de la firme, Tromeo and Juliet en 1996 et Terror Firmer deux ans plus tard. Ce qui, au fond, n'a rien d'étonnant lorsque l'on sait que Peter Jackson s'est lancé dans l'aventure du Seigneur des anneaux longtemps après avoir réalisé le très gore Bad Taste ou que Sam Raimi a plongé dans l'univers des supers-héros en réalisant trois volets successifs mettant en scène le super-héros Spider-Man entre 2002 et 2007 alors qu'il débuta sa carrière avec le film culte Evil Dead... Bourrin juste ce qu'il faut, empli d'un humour pas toujours évident à décrypter, très généreux en matière d'effets-spéciaux (prosthétiques niveau maquillages extraterrestres et numériques concernant les différentes phases en mode space opera et batailles spatiales), Les gardiens de la galaxie premier du nom est un bon compromis pour ceux qui voudraient tenter l'expérience Marvel et MCU... Notons que deux suites furent produites en 2017 et 2023 ainsi que plusieurs dérivés sur lesquels nous reviendrons peut-être un peu plus tard...

 

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