Tandis que Allociné
s’emmêle les pinceaux en proposant deux fiches confondant le Black
Box du
réalisateur suisse Tim Fehlbaum qui devrait voir le jour sur Netflix
en 2027 avec le film éponyme de Steven Quale dont le plus célèbre
long-métrage reste sans doute à ce jour le cinquième volet de la
franchise Destination Finale
sorti en 2011, c'est bien de ce dernier dont nous allons parler ici.
Rien à voir donc avec le remake de l'excellent thriller du français
Yann Gozlan avec Pierre Niney, Lou de Laâge et André Dussollier
puisqu'il s'agit d'aborder d'étranges phénomènes se déroulant à
bord d'un avion de ligne. Afin de bien différencier les deux
longs-métrages, celui s'intitule en réalité dans sa version
originale, Black Box (Flight 298).
Du nom du vol de la compagnie Vero Airlines prévoyant de transporter
ses passagers de la Nouvelle-Orléans jusqu'à Seattle. Parmi eux,
Jeremy est de retour dans sa ville d'origine avec à bord le cercueil
de son épouse placé dans la soute à bagages. Le script de Stephen
Susco (scénariste entre autres des versions américaines de The
Grudge 1 &
2 de
Takashi Shimizu, de Texas Chainsaw 3D
de John Luessenhop et de Unfriended: Dark Web
qu'il réalisa lui-même en 2018) ne fait pas longtemps mystère des
curieux événements qui se produisent lors du vol puisque le récit
débute à travers toute une série de petites vidéos sous forme de
flashback lors desquels l'on fait connaissance avec les principaux
protagonistes avant leur montée dans l'avion et bien après que les
étranges phénomènes aient déjà fait leur première apparition.
Dans un premier temps, le scénario laisse entendre qu'une épidémie
pourrait s'être propagée à l'intérieur de la cabine. Un vieil
homme souffreteux passe en effet son temps à tousser avant de mourir
de ce qui semble être une hémorragie. Bientôt, d'autres voyageurs
éprouvent des maux de têtes et sont victimes de saignements.
Pourtant, au fil de l'intrigue, le problème paraît provenir
d'événements qui se produisent à l'extérieur même de l'avion.
Alors qu'une tempête fait rage, Jeremy aperçoit d'étranges
lumières au cœur même des nuages. Tandis que les passagers
s'inquiètent, notre héros, soutenu par l'hôtesse de l'air Emma
(Holly White), l'agente de sécurité Lauren (Boadicea Ricketts) mais
aussi par la très jeune Chloe (Molly Belle Wright), va devoir
temporiser le comportement des autres voyageurs...
Car
comme dans tout bon ou mauvais film catastrophiste, Black
Box (Flight 298)
implique son comptant de personnages antipathiques. À l'image de ces
adolescents férus de réseaux sociaux qui passent leur temps à
filmer tout ce qui peut leur amener de nouveaux followers ou de cet
homme d'affaire parfaitement imbuvable qui parce qu'il a réservé un
siège en première classe tente d'imposer ses propres règles au
détriments des autres voyageurs ! Le long-métrage de Steven Quale
condense ainsi toutes les réactions qui peuvent découler de
phénomènes on ne peut plus inquiétants. Entre ceux qui aident,
ceux qui agissent de façon égoïste, ceux qui sont paralysés par
la peur et ceux qui demeurent stoïques. Pour se faire une idée plus
ou moins précise du contenu du film sans en déflorer la totalité
du scénario, Black Box (Flight 298) mixe
film catastrophe, science-fiction et épouvante. Et pour être encore
plus précis, il s'agit là de l'adaptation du court-métrage The
Vessel
que signèrent les créateurs de la série Stranger
Things,
Matt Duffer et Ross Duffer. Passant ainsi de quatorze minutes à un
peu moins d'une heure-trente, Stephen Susco a donc drastiquement
élargit le concept en travaillant plus en profondeur la psychologie
de certains personnages en ajoutant en outre des péripéties qui
n'apparaissaient pas dans le court-métrage d'origine... Plusieurs
séquences du long-métrage semblent de plus vouloir faire référence
à la nouvelle de l'écrivain américain Richard Matheson qui en 1961
écrivit Nightmare
at 20,000 Feet,
laquelle fut adaptée en 1963 pour la série The
Twilight Zone (La
quatrième dimension)
et fut notamment diffusée en France sous le titre Cauchemar
à 20,000 pieds.
Sans être un grand film d'horreur ou l'une des nouvelles références
en matière de science-fiction, Black Box (Flight
298) reste
une honnête proposition de cinéma horrifique et claustrophobe. Des
événements en pagaille dont une ''invasion'' en mode ''Body
Snatchers'' qui laissera ses personnages face à une perspective
relativement glaçante...
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