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mercredi 8 juillet 2026

Black Box (Flight 298) de Steven Quale (2026) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Tandis que Allociné s’emmêle les pinceaux en proposant deux fiches confondant le Black Box du réalisateur suisse Tim Fehlbaum qui devrait voir le jour sur Netflix en 2027 avec le film éponyme de Steven Quale dont le plus célèbre long-métrage reste sans doute à ce jour le cinquième volet de la franchise Destination Finale sorti en 2011, c'est bien de ce dernier dont nous allons parler ici. Rien à voir donc avec le remake de l'excellent thriller du français Yann Gozlan avec Pierre Niney, Lou de Laâge et André Dussollier puisqu'il s'agit d'aborder d'étranges phénomènes se déroulant à bord d'un avion de ligne. Afin de bien différencier les deux longs-métrages, celui s'intitule en réalité dans sa version originale, Black Box (Flight 298). Du nom du vol de la compagnie Vero Airlines prévoyant de transporter ses passagers de la Nouvelle-Orléans jusqu'à Seattle. Parmi eux, Jeremy est de retour dans sa ville d'origine avec à bord le cercueil de son épouse placé dans la soute à bagages. Le script de Stephen Susco (scénariste entre autres des versions américaines de The Grudge 1 & 2 de Takashi Shimizu, de Texas Chainsaw 3D de John Luessenhop et de Unfriended: Dark Web qu'il réalisa lui-même en 2018) ne fait pas longtemps mystère des curieux événements qui se produisent lors du vol puisque le récit débute à travers toute une série de petites vidéos sous forme de flashback lors desquels l'on fait connaissance avec les principaux protagonistes avant leur montée dans l'avion et bien après que les étranges phénomènes aient déjà fait leur première apparition. Dans un premier temps, le scénario laisse entendre qu'une épidémie pourrait s'être propagée à l'intérieur de la cabine. Un vieil homme souffreteux passe en effet son temps à tousser avant de mourir de ce qui semble être une hémorragie. Bientôt, d'autres voyageurs éprouvent des maux de têtes et sont victimes de saignements. Pourtant, au fil de l'intrigue, le problème paraît provenir d'événements qui se produisent à l'extérieur même de l'avion. Alors qu'une tempête fait rage, Jeremy aperçoit d'étranges lumières au cœur même des nuages. Tandis que les passagers s'inquiètent, notre héros, soutenu par l'hôtesse de l'air Emma (Holly White), l'agente de sécurité Lauren (Boadicea Ricketts) mais aussi par la très jeune Chloe (Molly Belle Wright), va devoir temporiser le comportement des autres voyageurs...


Car comme dans tout bon ou mauvais film catastrophiste, Black Box (Flight 298) implique son comptant de personnages antipathiques. À l'image de ces adolescents férus de réseaux sociaux qui passent leur temps à filmer tout ce qui peut leur amener de nouveaux followers ou de cet homme d'affaire parfaitement imbuvable qui parce qu'il a réservé un siège en première classe tente d'imposer ses propres règles au détriments des autres voyageurs ! Le long-métrage de Steven Quale condense ainsi toutes les réactions qui peuvent découler de phénomènes on ne peut plus inquiétants. Entre ceux qui aident, ceux qui agissent de façon égoïste, ceux qui sont paralysés par la peur et ceux qui demeurent stoïques. Pour se faire une idée plus ou moins précise du contenu du film sans en déflorer la totalité du scénario, Black Box (Flight 298) mixe film catastrophe, science-fiction et épouvante. Et pour être encore plus précis, il s'agit là de l'adaptation du court-métrage The Vessel que signèrent les créateurs de la série Stranger Things, Matt Duffer et Ross Duffer. Passant ainsi de quatorze minutes à un peu moins d'une heure-trente, Stephen Susco a donc drastiquement élargit le concept en travaillant plus en profondeur la psychologie de certains personnages en ajoutant en outre des péripéties qui n'apparaissaient pas dans le court-métrage d'origine... Plusieurs séquences du long-métrage semblent de plus vouloir faire référence à la nouvelle de l'écrivain américain Richard Matheson qui en 1961 écrivit Nightmare at 20,000 Feet, laquelle fut adaptée en 1963 pour la série The Twilight Zone (La quatrième dimension) et fut notamment diffusée en France sous le titre Cauchemar à 20,000 pieds. Sans être un grand film d'horreur ou l'une des nouvelles références en matière de science-fiction, Black Box (Flight 298) reste une honnête proposition de cinéma horrifique et claustrophobe. Des événements en pagaille dont une ''invasion'' en mode ''Body Snatchers'' qui laissera ses personnages face à une perspective relativement glaçante...

 

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