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vendredi 16 janvier 2026

Greenland : Migration de Ric Roman Waugh (2026) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Il y a six ans sortait sur les écrans Greenland de Ric Roman Waugh. Énième long-métrage qui après Meteor en 1979, Asteroid en 1997, Armageddon en 1998 ou bien Deep Impact la même année nous comptait en 2020 les aventures de John Garrity (Gerard Butler), de son épouse Allison (Morena Baccarin) et de leur fils Nathan (Roger Dale Floyd). À l'issue de leurs nombreuses péripéties et tandis que la planète subissait une extinction massive de la plupart des espèces vivant sur Terre, ils parvinrent à atteindre un abri situé au Groenland où il se réfugièrent. Après neuf mois, isolés dans leur bunker aux côtés d'autres survivants qui eurent tout comme eux l'opportunité de se protéger de l'impact de la comète géante ''Clarke'' et de nombreux débris, John Garrity et la autres purent en sortant, découvrir une planète ravagée, un air devenu irrespirable et des températures extrêmes... Les Garrity et tous ceux qui les ont accompagné à l'intérieur du refuge vont durant plusieurs années patienter jusqu'à ce que le climat se stabilise. Autant de temps qui n'empêche pourtant pas le danger d'être toujours présent puisqu'au départ de la séquelle Greenland : Migration l'on apprend de la bouche même de John Garrity que des milliers de fragments de la comète tournent toujours autour de notre planète et menacent de venir s'écraser à sa surface. Et ça tombe bien puisque pile-poil six ans plus tard, voici que des dizaines d'entre eux vont justement venir détruire l'abri, forçant ainsi les survivants à fuir l'endroit à bord de canots de sauvetage. Pour John et sa petite famille, dont Nathan est désormais interprété par Roman Griffin Davis, il est temps de partir jusqu'en Europe, afin de rejoindre le Cratère de Clarke situé dans le sud de la France. Témoin du peu d'ambition du long-métrage, le film ne sera d'ailleurs pas tourné sur place mais en Islande. Permettant malgré tout aux spectateurs de profiter de quelques magnifiques décors. Mais avant que les Garrity ne parviennent jusque là, ils vont devoir traverser diverses régions relativement hostiles, au gré de rencontres plutôt sympathiques pour un voyage qui dans un contexte de dystopie nous a habitué à mieux et à beaucoup plus périlleux et qui pourrait apparaître parfois comme une simple promenade bucolique. Autant dire que d'aller dépenser nos deniers pour découvrir les secondes et dernières aventures d'une sympathique famille d'américains moyens confrontée aux énième retombées climatiques et comportementales d'une catastrophe mondiale n'est peut-être pas la meilleure idée que nous ayons eue...


Car si Greenland fut une expérience de cinéma plutôt divertissante et si cette séquelle ne l'est pas moins, la promenade se révèle finalement plutôt pépère pour nos trois personnages. Croisant la route de personnages armés mais en réalité très coopératifs, les Garrity nous donneront l'occasion d'être les témoins d'un nombre incalculable d'invraisemblances à commencer par l'aventure en mer du canot de sauvetage qui après avoir quitté les côtes du Groenland se dirige vers l'Europe. Durée du voyage : une semaine. Autant dire qu'il est difficile de concevoir que l'embarcation puisse atteindre son objectif sans que son réservoir d'essence ne se vide au bout d'une journée seulement. Et bien évidemment, c'est ce qui arrive au bout d'un certain temps. Mais très optimistes, John et les autres comptent sur le hasard et surtout sur les courants marins pour atteindre leur premier but : l'Angleterre. Une fois miraculeusement arrivés à destination, le canot bute contre le toit d'un immeuble. John ouvre une porte latérale du canot et se saisit d'une... rame ! Et ouais, les mecs, préférant laisser faire le hasard que de guider à la rame l'embarcation, on peut dire que nos héros ont vraiment de la chance ! Et en terme d'incohérence, je suis certain que Ric Roman Waugh peut encore faire mieux. Et c'est vrai, juste une poignée de secondes plus tard. Si le canot a buté contre le sommet d'un immeuble, c'est parce que la ville a été engloutie sous les eaux. Ce qui n'empêche pas les personnages de se retrouver une poignée de secondes plus tard à errer normalement en ville dans des rues, au sec. À moins que la région ne se soit vidée comme un évier juste avant le passage de John et de sa famille, va falloir justifier une telle invraisemblance. Bon, on ne va pas toutes les lister et laisser les spectateurs s'amuser au jeu des incohérences... Pour le reste, John et sa petite famille vont retrouver une ancienne amie qui depuis le désastre continue de soigner des malades atteints d'Alzheimer dans un hôpital avant de prendre la route vers le cratère de Clarke. Tout ceci n'est franchement pas terrible. Et même si l'on a l'opportunité d'assister à une ou deux séquences plutôt bien fichues à l'image de la traversée de deux ponts ''artisanaux'' fabriqués l'un avec des cordes et le second avec des échelles, le voyage est décevant. Monté à la truelle, causant parfois des ellipses très discutables, Greenland : Migration est un tout petit blockbuster pourtant doté d'un confortable budget s'élevant à quatre-vingt dix millions de dollars et d'effets-spéciaux convaincants. Bref, mieux vaut patienter jusqu'à son passage à la télévision...

 

samedi 15 février 2025

Elevation de George Nolfi (2025) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Entre le bruit et l'odeur, on a désormais droit à tout en matière de science-fiction. A Quiet Place de John Krasinski et ses supers prédateurs guidés par le son qu’émettent les survivants de notre espèce après que des créatures monstrueuses aient décimé la quasi totalité de l'humanité et des espèces animales terrestres. Bird Box de Susanne Bier dans lequel une mère et ses deux enfants tentent de survivre dans un monde ou voir et regarder sont devenus synonymes de danger. The Silence de John R. Leonetti dans lequel, cette fois-ci, des créatures ''ptérodactyliennes'' coordonnent leurs attaques au son que produisent une fois encore nos congénères. En janvier dernier a débarqué sur Prime Video un concept pas tout à fait neuf puisqu'il repose à son tour sur le sens aigu d'envahisseurs là encore monstrueux et hybrides semblant être le croisement de plusieurs créatures d'origines diverses. Il ne s'agit cependant pas d'une civilisation venue d'une autre galaxie puisque apparemment, d'immenses gouffres sont apparus sur notre planète pour libérer voilà plusieurs années des monstres qui vivaient jusque là sous la croûte terrestre. Et bé, ça commence bien. Et généralement, lorsque l'on dit que ça commence bien, ben... faut comprendre l'inverse. C'est donc sans aucun sens de l'imagination que les scénaristes John Glenn, Kenny Ryan et Jacob Roman s'y sont mis à trois pour nous pondre un script d'une cataclysmique pauvreté. Déjà que jusqu'ici le concept de créatures ayant développé des capacités d'adaptation en fonction de certains sens afin de traquer l'Homme avait très rapidement montré ses limites (ce qui n'empêcha pas de voir surgir une suite puis une préquelle au long-métrage de John Krasinski), les trois hommes n'ont apporté comme seule nouveauté au moulin du genre pratiquement prédéfini qu'est la science-fiction horrifique. Celle de créatures guidées par le souffre dégagé par leurs proies. Ce fameux dioxyde de carbone que n'importe lequel d'entre nous rejette lors de toute expiration. En indiquant très précisément à quelle hauteur sur terre les dites créatures ne peuvent aller au delà, une frontière invisible est ainsi créée et permet aux survivants de connaître des temps de répit avant de se lancer dans de périlleuses aventures lorsqu'il s'agit de se réapprovisionner en nourriture. Ou comme ici, en médicaments puisque comme cela est très souvent le cas, le jeune fils du héros est atteint d'une maladie grave qui le condamne à utiliser des filtres à oxygène qui viennent régulièrement à manquer.


Le père de Hunter (Danny Boyd Jr.) est incarné par l'acteur et producteur américain Anthony Mackie qui depuis une vingtaine d'années enchaîne les rôles au cinéma où il s'est notamment vu offrir le rôle du super-héros Le Faucon dans plusieurs longs-métrages de l'univers cinématographique Marvel entre 2014 et 2019. À ses côtés, les actrices Morena Baccarin et Maddie Hasson qui interprètent respectivement les rôles de Nina et de Katie. Une brune et une blonde qui dans cet univers post-apocalyptique et dystopique ne trouvent rien de mieux à faire que de se crêper le chignon ! Alors que la première est convaincue de pouvoir créer une arme qui pourra débarrasser l'humanité restante de ces créatures apparemment invulnérables aux armes à feu, le trio d'adultes va devoir descendre de leur refuge situé au sommet d'une montagne (comme toutes les communautés de la régions qui ne communiquent plus qu'à l'aide de drapeaux!) pour trouver en ville les filtres dont a besoin le fils de Will qu'incarne donc Anthony Mackie. L'occasion pour nos trois personnages de passer par diverses étapes de stress puisqu'ils seront confrontés aux dites créatures. Ouais, bon, ben c'est vraiment pas terrible tout ça. Et si Elevation ne dure que quatre-vingt dix minutes, au bout d'une demi-heure on commence déjà à en avoir marre tant les personnages sont mal campés et mal caractérisés. La mise en scène est d'un classicisme qui confine à l'ennui et les dialogues d'une vacuité étourdissante ! Allez, on va tout de même reconnaître que le film est parfois amusant. En effet, bien involontairement d'ailleurs, il arrive que l'on pouffe de rire devant quelques absurdités. Comme lors de cette séquence qui suit la séparation de Will qui retourne au refuge et de Nina restée dans un laboratoire afin de tester diverses munitions de sa propre conception. Will perd le contrôle de sa voiture et se retrouve alors à pieds et poursuivi par trois créatures. Alors qu'il vient d'utiliser inutilement les quelques cartouches qui lui restait, au moment où il aurait dû rendre son dernier souffle, voilà que survient tout à coup Nina, enfin prête à en découvre avec les bestioles ! L'arrivée de la jeune femme étant temporellement incohérente, forcément, ça pause question sur le sérieux de l'écriture des trois scénaristes et sur la mise en scène de George Nolfi. Mais bon, c'est pas trop grave vu que même sans cette drôlissime coquille, le film serait demeuré de toute manière d'une indigence crasse. Un film à éviter, donc. Surtout si l'on connaît déjà les quelques exemples de cités plus haut...

 

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