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mercredi 1 juillet 2026

The Last Starfighter de Nick Castle (1984) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Étudiant à l'université de la Southern California School of Cinematic Arts de Los Angeles aux côtés de son ami John Carpenter avant d'intégrer à ses côtés le groupe de rock The Coupe de Villes (rien à voir avec celui formé Francis Ford Coppola et plusieurs membres de sa famille), Nick Castle a part la suite participé aux tournages de Dark Star (il y tient le rôle de l'alien), deHalloween (dans lequel il incarne le rôle de Michael Myers) et de New-York 1997 dont il écrivit le scénario conjointement avec le cinéaste américain. Il signe en 1982 son premier long-métrage, le thriller Tag: The Assassination Game avant de réaliser l'un de ses deux films les plus connus (avec Dennis the Menace en 1993), le bien nommé The Last Starfighter. Réduit en France au simple titre de Starfighter, le film met en scène Alex Rogan (Lance Guest). Un jeune adulte vivant auprès de sa mère et de son petit frère dans un caravaning. Une petite communauté de quelques dizaines d'habitants qui comptent souvent sur lui pour remettre l'électricité, déboucher les éviers et autres petits tracas de la vie quotidienne. Tandis que sa petite amie Maggie (Catherine Mary Stewart) passe du bon temps avec leurs camarades, Alex, lui, espère obtenir une bourse d'étude afin d'intégrer une grande école. En attendant, il s'adonne quotidiennement au jeu vidéo Starfighter dont il espère battre le record. Un Shoot'en up, genre très en vogue dans les bornes d'arcades à l'époque. Lorsque vient le jour où Alex atteint le meilleur score, une voiture débarque au caravaning avec à son bord un drôle d'individu prénommé Centauri (Robert Preston) qui se prétend être le concepteur du jeu vidéo. Alerté par le fait qu'Alex a battu tous les records, Centauri l'invite à s'asseoir à ses côtés dans le véhicule qui s'avère en réalité être un vaisseau spatial. Contre toute attente et alors que les deux passagers font route sur un chemin de campagne, la ''voiture'' s'envole et prend la direction de Rylos, une planète lointaine située aux abords de la Frontière de la Ligue Stellaire que menace de détruire Xur (Norman Snow), un traître originaire lui-même de Rylos, ainsi que l'empire de Ko-Dan avec lequel celui-ci collabore...


Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, l'on comprend rapidement que le jeu Starfighter n'était en fait qu'un simulateur de vol créé afin de trouver sur Terre celui qui irait rejoindre le groupe de Starfighters interplanétaires prévu pour combattre l'ennemi. Sortant des contingences coutumières qui veulent que les héros évoluent généralement dans de petites villes américaines fort sympathiques, en attendant mieux, notre héros vit donc auprès des siens dans un caravaning. Et si la situation semble relativement précaire, ses habitants n'en sont pas moins heureux... Passé ce constat, l'action se déroule sur deux plans. Car si l'absence d'Alex risque de se faire rapidement remarquer, le scénario de Jonathan R. Betuel résout le problème en intégrant au récit un bêtadroïde. Réplique parfaite et donc androïdale d'Alex qui va remplacer le jeune homme sur Terre. Dynamisant ainsi le récit, Starfighter situe donc son action non seulement dans l'espace mais également sur notre planète, où l'attitude du Alex bêtadroïde va notamment étonner sa petite amie Maggie qui n'est pas au courant du subterfuge. Le script s'amuse d'ailleurs rapidement de principes proprement ''humains'' comme celui des sentiments amoureux. Incapable de comprendre le concept, le rapprochement entre la jeune femme et l'androïde donnera lieu à quelques séquences savoureusement drôles. Et tandis que ce dernier tentera de faire illusion sur Terre, dans l'espace, Alex devra prendre son courage à deux mains et se servir de ses compétences acquises en jouant sur la borne d'arcade pour combattre et vaincre l'ennemi, aux côtés du très attachant Grig (Dan O'Herlihy), une créature appartenant à une espèce reptilienne. Alors que les séquences de batailles spatiales ont toutes été conçues par la société d'animation assistée par ordinateur Digital Productions (laquelle sera rachetée quatre ans après sa création par Omnibus Computer Graphics) qui la même année produira les effets-spéciaux visuels de 2010 : L'Année du premier contact de Peter Hyams, les quelques rares créatures extraterrestres que l'on aperçoit durant le récit ont notamment été créées par William Tuttle, lequel travailla auparavant sur La Machine à explorer le temps de George Pal et sur La Planète des singes de Franklin J. Schaffner. Si certains effets-spéciaux ont plus ou moins bien vieilli, l'humour, lui, reste au contraire très efficace. L'on regrettera surtout une bataille spatiale réduite à sa portion congrue. Bien loin des fameuses ''Guerres de l’Étoile'' célébrées dans la franchise Star Wars ou chez les concurrents de Star Trek. Mais au final, Starfighter reste un vrai plaisir de cinéphage...

 

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