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lundi 11 novembre 2024

Concrete Utopia de Tae-hwa Eom (2023) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Quatrième long-métrage de Tae-hwa Eom après sa collaboration en 2011 aux côtés de quatre autres cinéastes sud-coréens sur Chon-Cheol-Sal-In et deux autres réalisés seuls en 2013 et 2016, Concrete Utopia est semble-t-il un énième film de science-fiction dystopique à la différence où celui-ci se déroule presque exclusivement au sein d'un complexe urbanistique dont seul un immeuble est resté debout après qu'une catastrophe naturelle dont on ignore l'ampleur a effacé de la carte la ville de Séoul. Démarrant plus ou moins à la manière de Frissons de David Cronenberg à travers sa description d'un complexe d'immeubles offrant d'idylliques conditions d'existence, l'un des derniers représentants du genre n'y va pas avec le dos de la cuillère et offre une vision dramatique d'une situation qui l'était déjà lorsque survint la dite catastrophe. Une tremblement de terre mêlé à un soulèvement de terrain dont l'envergure visuelle n'a absolument rien à envier aux productions américaines. À ce titre, les effets-spéciaux réalisés par une véritable armada de professionnels de tous horizons nous en mettent plein la vue. De ce véritable raz de marée produit par un gigantesque tas de débris où s'entremêlent immeubles détruits, véhicules et autres structures réalisées par la main de l'homme ne vont survivre que quelques centaines d'hommes, de femmes et d'enfants. Dont une moitié environ auront le privilège de vivre dans le seul immeuble qui tient encore debout. Leur statut de propriétaire les rend effectivement prioritaires et condamne les autres à demeurer à l'extérieur alors que les températures sont bien en dessous de zéro. Comme dans toute bonne dystopie ou film catastrophe, le sujet est ici tout d'abord pour les personnages de s'organiser autour d'un groupe formé par un homme élu par la majorité. Un type étrange et au départ bizarrement mal à l'aise mais qui au fil du temps va s'avérer de plus en plus impliqué dans ses nouvelles fonctions. Si le spectateur devine très rapidement la vérité qui l'entoure, les personnages, eux, mettront du temps à s'en apercevoir.


Mêlant science-fiction et thriller, Concrete Utopia concentre la thématique de la reconstruction sociale autour d'un immeuble où certains auront à cœur d'abriter chez eux des individus que la nouvelle loi instaurée refuse pourtant d'accueillir. Le réalisateur sud-coréen semble ici produire une analogie avec la submersion migratoire qui pour certains pose problème. Charriant ainsi son comptant d'anti et de pros migration avec tout ce que cela peut engendrer de désordre et de questions morales. Tae-hwa Eom injecte en outre d'autres critères qui ne vont rien arranger, comme le statut de ce résident aux pleins pouvoirs dont l'attitude va très rapidement déranger Myung Hwa (Park Bo-Young), une jeune infirmière qui s'interroge sur le comportement et l'identité de Young Tak (Lee Byrung-Hun) tandis que son compagnon Min Sung (Park Seo-Joon) et les autres résidents de l'immeuble se contentent de suivre les ordres. Plus que le psychopathe que semble être Young Tak, ce personnage hautement ambigu est surtout le reflet de ces individus dont il s'agit de faire une exception dans nos sociétés dès lors qu'ils contribuent concrètement à leur essor. Celui-ci sauva effectivement l'immeuble d'un incendie en se jetant littéralement au cœur des flammes et fut donc considéré comme un héros sans que ne soit jamais demandée la preuve de son identité. Le long-métrage flirte parfois avec l'horreur à travers cet appartement numéro 902 qui abrite la mère théorique de cet homme mais dont la vérité va plus tard être révélée. Mais Concrete Utopia ne fait pas que produire des scènes exclusivement situées à l'intérieur de l'immeuble et propose également quelques virées à l'extérieur du complexe afin que les hommes les plus solides et courageux trouvent de quoi boire et manger et ainsi subvenir aux besoins de la communauté. En résulte une vision démente d'une ville de Séoul totalement détruite, où les ruines s’enchevêtrent et où d'éventuels guets-apens peuvent se produire. À ce titre, les décors s'avèrent aussi remarquables que la catastrophe qui les façonna au début du long-métrage. Si le sujet de Concrete Utopia n’œuvre pas toujours avec finesse et si le film s'avère parfois un poil trop long, on ne demande désormais plus qu'à voir la suite ainsi que la série déjà annoncées pour un proche avenir...

 

mercredi 27 décembre 2023

Mira de Dmitriy Kiselev (2022) - ★★★★★★★★☆☆

 


 

La science-fiction russe est en général d'une rigueur scientifique qui peut laisser de marbre une partie du public. Le dernier long-métrage de Dmitriy Kiselev intitulé Mira adopte au contraire une approche beaucoup plus ludique et légère en transposant sa thématique au sein d'un film catastrophe des plus mouvementé. Deux genres qui n'en sont pas à leur première communion et qui trouvent ici un terrain de jeu prompt à multiplier les séquences de bravoure. Entre une adolescentes marquée physiquement et intellectuellement depuis longtemps par un accident qui la brûla sur une bonne partie de son corps et son père, un cosmonaute qu'elle n'a pas revu depuis ces six dernières années qu'il a passé en orbite autour de notre planète. S'ouvrant quasiment sur une séquence relativement pénible lors de laquelle nous découvrons la jeune Lera (l'actrice Veronika Ustimova) participant à une course sur une piste d'athlétisme, Mira débute effectivement assez mal. Une bande-son moisie qui ne colle absolument pas à cet univers où la technologie va avoir une place cruciale nous défonce les tympans. Cet expédient mimant ces universités américaines à grand renfort de musique fast-food, de joueurs de football américain et de majorettes donne envie de mettre immédiatement un terme à cette aventure. Fort heureusement, cette approche de très mauvais goût va très rapidement laisser place à des enjeux nettement moins bêtifiants même si là encore, le public sera en proie à certains mauvais démons qui nourrissent depuis des décennies nombres de longs-métrages. Couple séparé. Difficulté des rapports entre l'adolescente et son nouveau beau-père (l'acteur Maksim Lagashkin dans le rôle pas très mature de Boris). Absence du père. Gestion peu aisée du demi-frère. Le film de Dmitriy Kiselev, comme la plupart de ceux qui abordent ce type de problèmes familiaux recommandera à la jeune héroïne une maturité exceptionnelle pour se sortir des différentes situations dans lesquelles elle sera directement impliquée.


L'un des très bonnes idées de Mira est l'usage de nouvelles technologies qui permettront à son père Arabov (Anatoliy Belyy) d'aider sa fille à des centaines de kilomètres au dessus de sa tête. ''Accompagné'' par un ordinateur de bord doté d'une voix féminine, le cosmonaute va en effet employer une toute nouvelle technologie permettant de prendre le contrôle de tout appareil électronique se situant sur notre planète et plus précisément ceux placés dans les différents quartiers de la ville de Vladivostok où se situe l'action et où une pluie de météores s'apprête à pleuvoir au dessus de la tête de ses habitants. C'est là qu'intervient le thème du film catastrophe lors d'une séquence qui durera près de huit minutes ! Il s'agit là de l'un de ces moments de bravoures que nous offre ce film qui ne fait l'économie d'aucun effet pour nous en mettre plein la vue. Les effets-spéciaux sont souvent remarquables, surtout lorsque les différents impacts des météores n'entrent pas en collision avec le sol  ou les immeubles hors-champ de la caméra ! Quelques effets numériques demeurent quelque peu ratés. Comme ces débris qui en arrière-plans n'atteignent malheureusement pas l'ampleur d'un impact qui aurait dû engendrer nettement plus de dégâts. Mais cela reste un détail car la séquence est filmée en plan-séquence et donc d'une seule prise, quoique l'on puisse envisager qu'il puisse y avoir deux ou trois coupures à certains endroits. La caméra virevolte littéralement autour du personnage de Lera et rappelle dans une moindre mesure la longue et impressionnante traversée du héros des fils de l'homme de Alfonso Cuarón en 2006 dans une ville dévastée. Mira tourne essentiellement autour du père et de sa fille même si viennent s'y greffer quelques personnages secondaires comme Misha qu'interprète le jeune Yevgeniy Yegorov ou Svetlama, la mère de la jeune héroïne qu'incarne l'actrice Darya Moroz. Aidée de très loin par un père dont les heures seront comptées puisque la station-spatiale sera percutée par un débris de météorite, l'aventure sera notamment l'occasion pour la jeune Lera de combattre sa hantise du feu. Le mélange entre science-fiction et catastrophe fonctionne parfaitement et le duo formé par Anatoliy Belyy et Veronika Ustimova est attachant. Une bonne surprise venue de Russie, donc...

 

vendredi 24 juin 2022

Cloverfield de Matt Reeves (2008) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Cloverfield demeure sans doute comme la franchise cinématographique à laquelle il manque le plus de fil conducteur. En effet, chaque épisode semble être indépendant des autres même si un lien ténu paraît raccorder les second et troisième volets au premier. Réalisé en 2008 par le génial Matt Reeves (Let me in, La planète des singes:suprématie, The Batman), Cloverfield va rapporter à ses producteurs six fois la mise de départ. L'un des points forts de ce found footage, ce sont bien évidemment ses excellents effets-spéciaux et cette manière si particulière de traiter le sujet comme le ferait un grand reporter en plein conflit militaire. Tout commence à l'époque par un énigmatique teaser qui laisse celles et ceux qui le découvrent avec leurs interrogations ainsi qu'un site étrange sur lequel le voyageur égaré mais néanmoins curieux pouvait relever quelques informations. Comme tout bon et mauvais film des genres qui dans le cas présent peuvent être considérés de catastrophe et de science-fiction, l'intrigue ne plonge pas directement les protagonistes au cœur du sensationnel événement qui va couvrir l'intrigue durant les soixante-cinq minutes à venir. D'ici à ce que l'attention des convives d'une fête organisée en l'honneur de Robert Hawkins (l'acteur Michael Stahl-David) soit détournée par un ''incident'' se déroulant pratiquement sous leurs fenêtres, il va falloir se frapper quasiment vingt minutes de métrage sans doute censées caractériser une poignée de personnages pour lesquels nous n'aurons malheureusement pas d'empathie particulière. Le but étant de suivre les péripéties de Robert, celui-ci est accompagné de Lily Ford (Jessica Lucas), de Marlena Diamond (Lizzy Caplan) mais aussi et surtout de son meilleur ami Hudson Platt (T.J.Miller) sans lequel, bien entendu, nous n'aurions assisté à aucune des images devant lesquelles nous allons demeurer figés puisqu'il est celui qui tiendra la caméra jusque dans les dernières minutes. L'action se déroule de nuit, dans les rue de New York, le 22 mai 2009. Mais après que les personnages nous aient été présentés, un bruit sourd et une énorme secousse interrompent les festivités. Dehors, c'est le chaos. Des centaines d'individus courent dans une même direction, tentant d'échapper à l'immense silhouette qui se profile au loin entre les buildings. En fait, une créature ayant surgit des eaux et dévastant tout sur son passage...


On pense bien entendu à la série de Kaijū qui déferla sur le Japon dès le milieu des années cinquante avec le premier d'entre eux, Gojira de Ishirō Honda. Et dans une moindre mesure à son adaptation cinquante-quatre ans plus tard sur le territoire américain avec le médiocre Godzilla de Roland Emmerich en 2018. Dix ans plus tard, le producteur J.J.Abrahms (Armageddon, Star Trek Into Darkness, Mission Impossible 3, 4, 5, 6, 7) va calmer tout le monde en produisant ce Cloverfield que personne n'attendait vraiment au tournant à part, sans doute, les fervents admirateurs vénérant Godzilla, Mothra, Gamera, King Ghidorah ou plus simplement King Kong... Pour bien comprendre les origines de la créature, il faudrait se référer au troisième volet de la franchise intitulé The Cloverfield Paradox et dans lequel la supposition selon laquelle le monstre aurait émergé du fond des océans est fausse. Un détail qui en 2008 apparaît sans importance puisque l'essentiel demeure pour l'instant la survie de l'espèce humaine concentrée sur la ''Grande Pomme'' et notamment celle de nos jeunes héros qui braveront tous les dangers dans l'espoir de retrouver l'ex petite amie de Robert, Elisabeth McIntyre (l'actrice Odette Yustman). Entre une armée qui n'hésite pas à envoyer la grosse artillerie au mépris du danger, une créature immense qui joue aux dominos avec les buildings, la traversée d'un tunnel infesté de rats mais aussi de bestioles arachnéennes, l'extraction de Beth au sommet d'un gratte-(à)ciel(ouvert), on n'a pas vraiment le temps de se tourner les pouces.


Les effets-spéciaux se montrent remarquables et renvoient aux dinosaures de Jurassic Park de Steven Spielberg. À la différence duquel Matt Reeves traite son sujet sous l'angle du reportage. Found Footage oblige, la caméra tremble souvent, pouvant ainsi causer quelques céphalées, mais dans l'ensemble, la lecture des événements est assez claire. Non content de relancer la mode des monstres géants avec infiniment plus de talent que Roland Emmerich dix ans auparavant, Cloverfield se permet quelques incartades dans le domaine de l'horreur plutôt convaincantes mais plonge surtout le spectateur au cœur du chaos, là où le danger est tout d'abord représenté par le cri inquiétant de la créature (il sera intéressant de se pencher sur la lecture d'articles consacrés au Bloop qui semble avoir servi de source d'inspiration au film). Si l'on devine peut-être trop rapidement quelle est la teneur du danger, Matt Reeves se retient malgré tout de filmer la créature dans son ensemble et exploite l'environnement new-yorkais, l'obscurité, le désordre qui règne et quelques éclairages bien sentis pour nous l'exposer avec parcimonie. Il faudra patienter jusqu'en 2016 avant de voir débarquer sur les écrans 10 Cloverfield Lane de Dan Trachtenberg et deux de plus pour découvrir cette fois-ci sur Netflix, le troisième opus The Cloverfield Paradox de Julius Onah. Notons qu'en 2018 est sorti sur les écrans le long-métrage Overlord de Julius Avery. Prévu pour être à l'origine le quatrième segment de la franchise, il s'avérera n'avoir finalement aucun lien. L'on attend cependant avec impatience la sortie prochaine (aucune date précise n'est avancée) du quatrième volet pour l'instant intitulé Cloverfield Sequel. Il s'agirait apparemment de la suite directe du film de Matt Reeves. En espérant pouvoir apporter prochainement de plus amples informations...

 

dimanche 13 février 2022

Moonfall de Roland Emmerich (2022) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆




Roland Emmerich est l'équivalent d'un Luc Besson en mode mégalomanie. Un gamin auquel l'on confie assez d'argent pour donner vie à ses délires, à ses fantasmes, quitte à jeter des dizaines et des dizaines de millions de dollars par la fenêtre. Moins ''riche'' qu'un Valérian et la Cité des mille planètes signé du réalisateur français il y a cinq ans (presque deux-cent millions de billets verts de budget), le germano-américain s'est vu confier la coquette somme de cent-cinquante millions de dollars pour le tournage de son dernier long-métrage Moonfall, trois ans après que soit sorti sur les écrans le film de guerre Midway autre long-métrage à gros budget financé à hauteur de cent millions de dollars. Habitué des blockbusters, Roland Emmerich a la chance d'avoir un cercle de fans tandis qu'une partie des cinéphiles se complaisent très objectivement à dire du mal de pratiquement tout ce que le bonhomme produit au moins depuis presque quinze ans. Car avant cela, Stargate : la porte des étoiles, Independence Day et plus encore Le jour d'après pouvaient encore laisser supposer que le réalisateur pouvait tirer le meilleur parti-pris ou presque de la science-fiction ou du cinéma catastrophe. À ce dernier, c'est avec une autre forme de complaisance que l'on aura eu tôt fait d'y adjoindre le suffixe ''ique'' tant certaines de ses œuvres futures allaient se montrer parfaitement indigestes. Et parmi celles-ci, l'infâme 2012, le ridicule Independence Day: Resurgence (séquelle tellement piteuse de Independence Day que le troisième volet imaginé dès 2019 sera finalement oublié pour Moonfall). Fidèle scénariste de Roland Emmerich depuis 2004 et Le jour d'après, l'autrichien Harald Kloser s'est attelé auprès du réalisateur à l'écriture de ce qui s'avère une fois encore un film catastroph(iqu)e dans tous les sens du terme...


Repoussant sans cesse les limites de l'improbable, la Terre est désormais en danger depuis que le docteur en mégastructures K. C. Houseman (l'acteur John Bradley-West) a remarqué que la Lune a quitté son orbite initiale. Un personnage légèrement à l'ouest comme les affectionne apparemment Roland Emmerich puisqu'il évoque sensiblement Charlie Frost qu'incarnait Woody Harrelson dans 2012... Commence alors pour lui la tentative de convaincre du désastre à venir. Et en premier lieu, Brian Harper et Jo Fowler, deux anciens astronautes qui dix ans auparavant se virent confier une mission dans l'espace qui tourna en partie à la catastrophe lorsque le premier fut témoin de l'apparition d'un mystérieux essaim noir qui provoqua la mort d'un troisième astronaute. Dix ans plus tard, Brian ne fait plus partie de la Nasa mais alors qu'il rejette la thèse que vient de lui servir sur un plateau K. C. Houseman, il est bien obligé d'accepter le fait que bientôt, toute trace de vie sur Terre sera anéantie. Résumé relativement succinct de Moonfall, la richesse de son scénario en fait également son principal adversaire. En effet, trop ambitieuse, l'écriture de Roland Emmerich, de Harald Kloser mais également de Spenser Cohen est responsable d'une œuvre confuse et très souvent maladroite. Contraint d'opérer des coupes invraisemblables, le film se perd dans des considérations absurdes et relevant parfois du complotisme. À la recherche d'une certaine crédibilité, le réalisateur germano-américain s'empare en outre de l'une des plus ambitieuses rechercjes actuelles chères à la Nasa en évoquant la présence dans l'univers de sphères de Dyson, des mégastructures captant l'énergie des étoiles...


Dans le cas présent, l'évocation s'y fait à travers un puits long de vingt-cinq kilomètres environ pratiqué à la surface de la Lune qui quitte ainsi son orbite pour s'approcher à grands pas de notre planète. Avec tout ce que cela sous-entend de catastrophes naturelles bien évidemment. Au titre desquelles on retrouve l'habituel raz de marée. Si Roland Emmerich semble s'être un peu calmé et si sa gourmandise en matière d'effets-spéciaux semble s'être apaisée, on a droit à quelques monumentales séquences en images de synthèses aussi grandiloquentes et impressionnantes qu'abracadabrantes. Toujours ce besoin d'en mettre plein la vue, de justifier le budget, mais sans pour autant prendre soin d'apporter un quelconque sens du réalisme au sujet invoqué. Surtout, Moonfall aligne les clichés comme le font en général ce genre de longs-métrages et encore plus lorsqu'ils sont signés de la main de Roland Emmerich. D'où ce sentiment éternel de revoir sans cesse le même film, les catastrophes n'étant que de vulgaires copier/coller de certaines séquences vues par le passé. Autant dire que le réalisateur et ses interprètes parmi lesquels Halle Berry et Patrick Wilson ne bousculeront pas nos habitudes. Que le film déroule son intrigue sur Terre ou dans l'espace, il y a donc là, de quoi bayer aux corneilles durant cent-vingt minutes...

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