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samedi 24 janvier 2026

The Strange Dark de Chris Messineo (2024) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

''Le meilleur de la science-fiction. Inspirée, intelligente et déjantée''. ''Une histoire palpitante''. ''Riche, intime, profondément troublante''. Des avis comme ceux-ci, il en existe encore beaucoup d'autres et tous concernent The Strange Dark, premier long-métrage du réalisateur et scénariste Chris Messineo. Le sujet tout comme l'installation des personnages et le cadre plutôt réduit situant son action dans une seule pièce peuvent éventuellement évoquer le géniallissime The Man from Earth que Richard Schenkman réalisa en 2007. Projeté dans vingt-sept festivals, nominé à trente-quatre reprises, The Strange Dark a remporté treize prix ! Pas un, pas deux, ni même cinq ou dix mais treize. Un nombre qui semble avoir porté chance au cinéaste mais certainement pas aux spectateurs puisque on ne sait par quel miracle le long-métrage a pu engranger tant de prix alors même que rien ne vient motiver le moindre engouement pour ce petit film qui ne méritait pas tant d'éloges et de louanges... Ah si ! Peut-être la base du script. L'arrivée inopinée d'un drôle de couple que l'on pourrait plus ou moins décrire comme des sortes de ''Man'' et ''Woman in Black'' sans lunettes noires dans la vie d'Edgar (Caleb Scott) et de son épouse Susan (Nili Bassman). Avec son générique étoilé et sa bande musicale analogique signée Chris Hurn, The Strange Dark laisse en outre penser que l'on est peut-être ici devant une œuvre de science-fiction. Ce qu'est bien le film puisque Edgar émet l'idée qu'il est capable de lire dans l'avenir rien qu'en appuyant sur ses globes oculaires à l'aide de ses poings. Traité sous différents tons, comme sous celui du thriller et de la comédie, le long-métrage de Chris Messineo démarre sur des bases solides qui pourtant vont ensuite s'effriter rapidement par la seule présence des deux étrangers venus frapper à la porte d'Edgar et de Susan. Sur le principe du film découpé en sept chapitre, le récit remonte le fil du temps en incluant d'autres personnages. Comme un adolescent (John Beckwith), fils de l'entreprise qui emploie Maria (Carmen Borla), Frank (Bates Wilder) ainsi qu'Edgar (lequel a fuit son poste avec entre les main, des informations très importantes). Ou comme Taylor (Carson Jean Holley), la fille du couple qui jusqu'à son apparition au sein de l'intrigue restera planquée dans sa chambre aux côtés de son petit ami Cole (Athan Sporek)...


Mais si le film s'effondre sur ses propres fondations, ça n'est pas tant parce que son auteur a choisi de traiter son sujet sous l'angle du huis-clos théâtral, sans effets-spéciaux superflus ou en abandonnant le spectateur avant même que ce dernier ait été directement le témoin des hypothèses avancées et prouvées par Edgar, mais parce que le jeu extrêmement caricatural de certains interprètes plombe littéralement l'intérêt du film. Et au titre de grande reine du surjeu brodant autour d'un personnage qui se voudrait l'Antagoniste avec un grand A du récit, l'on trouve Carmen Borla. Un jeu outré, probablement voulu par le cinéaste et par son actrice, mais surtout, un jeu DANGEREUX tant la forme que prend l'interprétation pourrait éventuellement laisser supposer que Carmen Borla est mauvaise. Le problème avec Maria et que l'on ne rencontre fort heureusement pas chez Bates Wilder dont le personnage a généralement la bonne idée de ne pas se lancer dans de grandes diatribes est qu'il est pratiquement impossible d'identifier le personnage autrement qu'à travers l'incessant cabotinage dont fait preuve Carmen Borla. Bref, à travers son jeu peu crédible, l'actrice nous sort régulièrement du film et de son histoire. À vrai dire, le phénomène se répète chaque fois qu'elle ouvre la bouche ou se lance dans des mouvements amples mais parfaitement inutiles... Volontairement humoristique et abordant cette longue soirée chez Edgar et Susan sous l'angle de l'humour noir, The Strange Dark s'aventure sur les mêmes territoires que ceux traités par The Man from Earth de Richard Schenkman ou par Brad Anderson et son génial Happy Accidents. Offrant chaque fois des thématiques différentes mais cherchant à résoudre une énigme qui apparaît aux yeux des mortels tout à fait incroyable. Mais malheureusement, Chris Messineo échoue dans sa mission et l'on passe de deux classiques indémodables et surtout, inégalables à un petit film certes sans prétentions mais finalement très en deçà de nos attentes. Au final l'on se retrouve devant une œuvre dont le fond est au départ très intrigant mais dont la forme ruine tous les efforts entrepris par le réalisateur et par ses interprètes...

 

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