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lundi 19 octobre 2026

Alterity de Johnny remo (2026) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Énième film de science-fiction confrontant un groupe de personnages à des créatures extraterrestres hostiles, Alterity du réalisateur, scénariste et producteur américain Johnny Remo est dans la moyenne basse de ce genre de productions... Et cela se remarque dès le générique d'ouverture durant lequel l'on assiste au déplacement d'une météorite qui finira sa course au beau milieu d'un centre commercial dont l'exploitation sera alors abandonnée. Des effets-spéciaux si piteux que l'on a bien du mal à distinguer ce qui s'avère être notre planète lorsque de très loin celle-ci surgit à l'écran quelques secondes avant que la comète ne vienne donc s'abattre à sa surface. Une fois le générique terminé l'on découvre autour de quel type de personnages l'intrigue va tourner. Sept ou huit jeunes jeunes gens au total dont l'inévitable asthmatique qui bien entendu se retrouvera à court de ventoline au moment le moins opportun du récit ou la jeune fille dont le père journaliste est mort dans des circonstances troubles alors qu'il travaillait dans l'ombre sur le phénomène des ovnis. Pour les accompagner, une jeune femme employant les armes à la perfection et trois ou quatre gusses supplémentaire histoire d'étoffer le nombre de futures victimes. Si la caractérisation des personnages est en général un concept qui permet d'apprécier l'effort des scénaristes, ici, évoquer une jeune journaliste ambitieuse et déterminée que l'on voit être virée par son boss avant qu'elle ne rejoigne l'aventure de ses amis n'a absolument aucun intérêt puisqu'elle décidera finalement de les planter sur place pour disparaître définitivement de l'histoire ! On ne va pas citer le nom des interprètes vu qu'aucun d'entre eux n'est connu sur notre territoire (du moins me semble-t-il) pour ne nous préoccuper que de la mise en scène, de l'aspect technique général et de l'univers dans lequel trainent leurs pompes nos jeunes et valeureux chasseurs de fantômes ''reconditionnés'' afin de se préparer non plus à traquer esprits frappeurs et autres ectoplasmes mais bien une entité d'origine extraterrestre...


Lequel, si j'ai bien compris, demeure planqué à l'intérieur du centre commercial sur lequel s'est abattue la comète huit années auparavant, vivant ainsi dont on ne sait quelles ressources mais bon, cela a-t-il réellement une quelconque importance ? Pour le réalisateur ainsi que pour le scénariste Daniel Backman, visiblement, la réponse est non ! Côté décors, rien de spécial à dire si ce n'est que le cadre d'un centre commercial abandonné n'a ici aucun intérêt particulier. Tous les magasins ayant été logiquement vidés de leur contenu avant leur fermeture des années en arrière, les environnements sont tous semblables : gris, ternes et impersonnels. Bref, pas de quoi nous en mettre plein la vue... Ensuite, concernant l'interprétation et la mise en scène. D'un côté comme de l'autre, l'ensemble est à l'aune des décors : c'est à dire extrêmement fade ! La faute à un scénario manquant profondément d'inspiration et à des actrices et acteurs pas franchement inspirés. Remplacez le centre commercial par n'importe quel environnement et le résultat sera le même. Quant à la crédibilité de l'extraterrestre, je vous renverrai à ces sempiternelles critiques que je fais généralement de ces bestioles dont l'allure décrédibilise totalement l'idée de civilisations capables de voyager à travers l'univers. Et encore, là, on peut estimer que les maquilleurs ont fait quelques efforts pour cacher sous la solide carapace de l'extraterrestre, une trace d'apparence humanoïde. Contrairement à ces objet qu'il projette par la pensée. Des blattes géantes et mécaniques dont l'efficience frise le zéro absolu lorsqu'elles survolent nos huit jeunes protagonistes sans réellement chercher à leur foncer dessus. Bref, Alterity est plat, tente même d'imiter l'iconique Predator du long-métrage éponyme signé de John McTiernan en 1987 mais dans une version Wish qui fait vraiment peine à voir...

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