Énième film de
science-fiction confrontant un groupe de personnages à des créatures
extraterrestres hostiles, Alterity du
réalisateur, scénariste et producteur américain Johnny Remo est
dans la moyenne basse de ce genre de productions... Et cela se
remarque dès le générique d'ouverture durant lequel l'on assiste
au déplacement d'une météorite qui finira sa course au beau milieu
d'un centre commercial dont l'exploitation sera alors abandonnée.
Des effets-spéciaux si piteux que l'on a bien du mal à distinguer
ce qui s'avère être notre planète lorsque de très loin celle-ci
surgit à l'écran quelques secondes avant que la comète ne vienne
donc s'abattre à sa surface. Une fois le générique terminé l'on
découvre autour de quel type de personnages l'intrigue va tourner.
Sept ou huit jeunes jeunes gens au total dont l'inévitable
asthmatique qui bien entendu se retrouvera à court de ventoline au
moment le moins opportun du récit ou la jeune fille dont le père
journaliste est mort dans des circonstances troubles alors qu'il
travaillait dans l'ombre sur le phénomène des ovnis. Pour les
accompagner, une jeune femme employant les armes à la perfection et
trois ou quatre gusses supplémentaire histoire d'étoffer le nombre
de futures victimes. Si la caractérisation des personnages est en
général un concept qui permet d'apprécier l'effort des
scénaristes, ici, évoquer une jeune journaliste ambitieuse et
déterminée que l'on voit être virée par son boss avant qu'elle ne
rejoigne l'aventure de ses amis n'a absolument aucun intérêt
puisqu'elle décidera finalement de les planter sur place pour
disparaître définitivement de l'histoire ! On ne va pas citer
le nom des interprètes vu qu'aucun d'entre eux n'est connu sur notre
territoire (du moins me semble-t-il) pour ne nous préoccuper que de
la mise en scène, de l'aspect technique général et de l'univers
dans lequel trainent leurs pompes nos jeunes et valeureux chasseurs
de fantômes ''reconditionnés'' afin de se préparer non plus à
traquer esprits frappeurs et autres ectoplasmes mais bien une entité
d'origine extraterrestre...
Lequel,
si j'ai bien compris, demeure planqué à l'intérieur du centre
commercial sur lequel s'est abattue la comète huit années
auparavant, vivant ainsi dont on ne sait quelles ressources mais bon,
cela a-t-il réellement une quelconque importance ? Pour le
réalisateur ainsi que pour le scénariste Daniel Backman,
visiblement, la réponse est non ! Côté décors, rien de
spécial à dire si ce n'est que le cadre d'un centre commercial
abandonné n'a ici aucun intérêt particulier. Tous les magasins
ayant été logiquement vidés de leur contenu avant leur fermeture
des années en arrière, les environnements sont tous semblables :
gris, ternes et impersonnels. Bref, pas de quoi nous en mettre plein
la vue... Ensuite, concernant l'interprétation et la mise en scène.
D'un côté comme de l'autre, l'ensemble est à l'aune des décors :
c'est à dire extrêmement fade ! La faute à un scénario manquant
profondément d'inspiration et à des actrices et acteurs pas
franchement inspirés. Remplacez le centre commercial par n'importe
quel environnement et le résultat sera le même. Quant à la
crédibilité de l'extraterrestre, je vous renverrai à ces
sempiternelles critiques que je fais généralement de ces bestioles
dont l'allure décrédibilise totalement l'idée de civilisations
capables de voyager à travers l'univers. Et encore, là, on peut
estimer que les maquilleurs ont fait quelques efforts pour cacher
sous la solide carapace de l'extraterrestre, une trace d'apparence
humanoïde. Contrairement à ces objet qu'il projette par la pensée.
Des blattes géantes et mécaniques dont l'efficience frise le zéro
absolu lorsqu'elles survolent nos huit jeunes protagonistes sans
réellement chercher à leur foncer dessus. Bref, Alterity
est plat, tente même d'imiter l'iconique Predator du long-métrage
éponyme signé de John McTiernan en 1987 mais dans une version Wish
qui fait vraiment peine à voir...

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